dimanche 12 mars 2017

Les Liaisons dangereuses - Choderlos de Laclos

Résumé.

Alors que Cécile Volanges, jeune fille un peu naïve à peine sortie du couvent, est promise à épouser le comte de Gercourt, la Marquise de Merteuil compte bien faire en sorte que ce mariage arrangé ne soit que désastre pour les deux parties. Victime de l'infidélité de Gercourt à une époque, elle ne s'en est toujours pas remise et entend bien se venger. Pour parvenir à ses fins, elle fait appel à son vieil ami/amant/on-ne-sait-pas-trop le vicomte de Valmont pour pervertir la jeune ingénue et s'arranger pour que celle-ci ne soit plus aussi chaste que prévu le jour de son mariage. Seulement, le conquérant Valmont a déjà bien des projets en tête. Alors qu'il loge dans le château de sa vieille tante Madame de Rosemonde, il est tombé sous le charme de la dévote et mariée Présidente de Tourvel. Une nouvelle proie à épingler sur son tableau de chasse! A coup de lettres endiablées et enflammées, l'intrigue va ainsi se développer, toujours sous les yeux manipulateurs de la Marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont.

Mon avis.

J'ai lu pour la première fois Les Liaisons Dangereuses pour l'épreuve de Littérature du Bac L. Je me souviens avoir beaucoup aimé la lecture de ce grand classique épistolaire à l'époque. Peut-être était-ce dû à l'analyse de notre enseignante qui se voulait très pertinente.

Bien, ça, c'était "à l'époque", car ma relecture que je viens d'achever m'a un peu déçue.  En fait, j'ai bien cru que je ne parviendrai jamais à la fin de ces quelques quatre-cent pages. Je me suis ennuyée à plusieurs reprises: soit il y avait beaucoup de redites, soit je ne comprenais pas tout des stratégies de Merteuil et de Valmont. J'ai en effet trouvé que leurs lettres ne sont pas particulièrement accessibles. J'ai d'ailleurs vraiment été surprise car je ne me souviens pas avoir eu des problèmes de compréhension lors de ma première lecture. Au contraire, j'avais trouvé qu'il était plutôt accessible pour un classique. A présent, j'ai le sentiment d'être passée à côté de quelque chose, je n'ai pas complètement suivi l'histoire entre Danceny et Cécile de Volanges. A un moment donné, Merteuil veut qu'ils soient ensemble puis elle ne le désire plus. Bon, je vous rassure, j'ai quand même compris le gros de l'intrigue mais je reste quand même un peu frustrée de ne pas avoir profité de ma lecture au maximum.

On peut aussi se questionner sur l'éthique de l'intrigue. Ce sont bien les personnages de Merteuil et Valmont qui tirent les ficelles et on ne peut pas dire qu'ils sont animés par des motivations très saines. Ce sont avant tout deux libertins aguerris, qui comparent leurs tableaux de chasse et qui n'hésitent pas à humilier pour parvenir à leur fin. L'amour est pour eux un jeu qui fait des perdants (les victimes sont toujours celles qui s'attachent et ne voient pas leur venin arriver) et des gagnants (eux). Alors qu'ils s'admirent, ils sont aussi rivaux: à qui saura asséner les plus grands coups. La lettre quatre-vingt-cinq est d'ailleurs très célèbre car c'est la lettre du portrait de Merteuil, dans laquelle elle fait tomber le masque et explique comment elle en est arrivée à être aussi perverse et mesquine. 

Malgré mon impression pour le moins mitigée, je dois reconnaître le talent de l'auteur qui a su rendre cet échange de lettres extrêmement réaliste. Tous les faits sont inventés mais on pourrait jurer que tous ces personnages ont bel et bien existé et qu'ils ont bel et bien échangé tous ces courriers. Cela va jusqu'aux petites annotations de l'auteur qui mentionne de temps en temps qu'une lettre a été perdue pour rendre encore plus vraisemblable l'histoire. De même, il a su créer pour chaque personnage un style d'écriture particulier. Ainsi le style de Cécile de Volanges se veut enfantin, elle écrit comme elle parle alors que le style de la Marquise de Merteuil est beaucoup plus fourni et enjolivé, les mots font partie de ses armes. Il a fait également en sorte que le lecteur ait l'impression d'être dans l'intimité de tous ces personnages puisqu'on a accès à tout les courriers échangés, on est au courant de leurs manigances, on connait leurs pensées.

Quand même trois fleurs car c'est un classique et j'avais beaucoup aimé ma première lecture.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Un classique qui se veut résolument moderne.
+ Le talent de l'auteur qui a su rendre l'ensemble réaliste, avec tout ce que cela suppose: travail des styles d'écriture de chaque personnage, observation de la société de l'époque, ...

- Les tournures de phrases qui ne sont pas toujours accessibles, ce qui est normal vu que toute langue évolue.
- Quelques longueurs et répétitions.
- L'ambiance un peu malsaine (mais croustillante).

Dernières infos.

Les Liaisons Dangereuses date de 1782 et compte entre 450 et 500 pages selon les éditeurs.
Ce classique a fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Stefan Frears en 1988 avec entre autres Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer et Keanu Reeves.
Si vous voulez en savoir plus sur ce classique et sur le genre épistolaire, je vous renvoie à l'excellente chaîne Youtube de JP Depotte sur laquelle vous trouverez une vidéo sur ce thème.

Ma note.
Challenges.

Grâce à cette lecture, j'avance dans les challenges suivants:

* Défi lecture 2017 - Consigne 8: un livre qui raconte l'histoire d'une vengeance - Ici, toute l'intrigue repose sur la vengeance de la Marquise de Merteuil. (6/80)
* ABC 2017 - Lettre C (3/26)

jeudi 2 mars 2017

Throwback Thursday - Musique

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Musique.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

La grammaire est une chanson douce
Erik Orsenna
D'abord peu inspirée pour ce thème musique, j'ai eu la révélation la semaine dernière lorsque je me suis attelée à la lecture de La grammaire est une chanson douce de l'académicien Erik Orsenna. Monsieur Henri, un des personnages principaux et copie d'Henri Salvador est musicien, il écrit des chansons et la grammaire, c'est-à-dire l'agencement des mots dans une phrase, est une jolie mélodie. Tout parfait pour le thème d'aujourd'hui!

Résumé: Jeanne et son frère Thomas prennent le bateau pour rejoindre leur père qui habite Outre-Atlantique. Leur voyage ne se passe pas comme prévu, le bateau fait naufrage. Les deux jeunes enfants échouent sur une île aux pouvoirs magiques. Cela tombe bien car le traumatisme du voyage avorté leur fait perdre tous leurs mots. Ils ont bien besoin de Monsieur Henri, un insulaire à la guitare, pour leur montrer comme les mots sont beaux et vivent en harmonie les uns avec les autres.

Mon avis: Une ode à la grammaire et, de façon plus générale, aux mots extrêmement réussie pour ce tout petit livre à l'intrigue originale. Chaque élève devrait le lire et je suis sûre que cette grammaire qui fait peur finirait pas être appréciée de tous. L'occasion aussi pour Erik Orsenna de faire part de combats qui le touchent comme la disparition massive et quotidienne de plusieurs langues, l'usage dévergondé que nous avons des mots, sans trop les respecter et la complexification de règles grammaticales qui pourraient être expliquées avec plus de simplicité. Le seul petit bémol est la vitesse avec laquelle le livre est lu. Nous n'avons pas trop le temps de nous projeter dans l'histoire. Je l'ai lu il y a une semaine et je ne me souviens déjà plu de certains passages (ma mémoire est peut-être en cause).

mercredi 1 mars 2017

C'est le 1er, je balance tout - Février 2017

Bonjour à tous!

J'ai découvert il y a un peu moins d'un mois, grâce à Virginie du blog Pluie de mots un tout nouveau rendez-vous sur la blogosphère, le C'est le 1er, je balance tout! Ce concept a été lancé par Lupiot du blog Allez vous faire lire. J'en suis très vite tombée amoureuse car j'en avais un peu assez de mes Bilans du mois qui n'étaient finalement qu'une énumération de mes lectures, sans grand intérêt. Ce rendez-vous vient rythmer les fins de mois et surtout il nous permet de découvrir plein de jolies lectures mais aussi plein de balades sur la toile, avec ou sans lien avec les livres, et ça, j'adore! 

Les règles sont très simples puisqu'il s'agit de retracer le mois écoulé au travers de quatre catégories que voici:
1. Le top et flop du mois dernier
2. Une chronique d'ailleurs
3. Un lien que nous avons adoré le mois dernier (hors chronique littéraire)
4. Une petite fierté 
Sans plus tarder commençons avec le top et flop du mois dernier.

Ce mois-ci, j'ai cinq lectures à mon actif:
De façon générale, j'ai été très satisfaite de mes lectures du mois mais si je ne devais en retenir qu'une, ce serait Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle Monnin. Retracer la vie des gens sur les photos qu'elle a achetées un jour aux enchères est une idée très originale et touchante. Nous pouvons tous nous reconnaître sur ces photos, du moins ce fut mon cas. 

A l'inverse, si je devais en éliminer un, ce serait Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. J'ai été assez surprise de ne pas avoir apprécié la relecture de ce classique car je l'avais adoré lors de ma première lecture il y a quelques années. Cette fois-ci, je me suis un peu ennuyée malgré l'intrigue plutôt bien ficelée. 

Continuons avec les chroniques vues d'ailleurs. Les nominés sont....

* Lupiot du blog Allez vous faire lire avec ses infographies toujours très agréables à lire et surtout très drôles. Rendons hommage à l'instigatrice de ce rendez-vous tout de même! Il est avant tout question de livres jeunesse et young-adult sur son blog. Je ne vous cache pas que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé MAIS il est aussi possible d'y lire toute sorte de pépites toujours écrites avec beaucoup d'humour, dont les infographies qui sont extrêmement bien réalisées. J'ai particulièrement aimé celle qui annonce "10 conseils pour bien lancer son blog", réalisée avec Tom du blog La voix du livre.
* Sophie du blog Sophielit.ca avec ses plans de métro livresques. J'ai découvert il y a peu son blog tout mignon et j'ai trouvé l'idée du métro géniale et tellement originale! Elle a pris pour chaque ligne du métro un thème particulier, avec plusieurs arrêts livresques, sachant qu'un livre peut être à la croisée de deux lignes, s'il est à cheval sur deux thèmes. Je souhaitais, au travers de ce tout petit paragraphe souligner tout le travail que cela a du lui demander. Maintenant, je vous laisse aller y jeter un coup d’œil!
* Juliette du blog Petite Plume avec sa chronique "Mes petites habitudes de bloggeuses". Juliette présente sur son blog une catégorie "Réflexions d'une bloggeuse" dans laquelle est parle régulièrement de sa vie de lectrice et de bloggeuse. Ce mois-ci, je me suis reconnue dans cet article où elle énumère ses petites habitudes de lectrice. Car oui, moi aussi, je lis dans les transports en commun, il m'arrive de terminer un chapitre en marchant dans la rue de façon un peu hasardeuse car je ne supporte de m'arrêter à une moitié de page et je ne supporte pas non plus de sauter des passages ou de ne pas terminer un livre, même si je ne l'aime pas. La liste de mes névroses ne s'arrête pas là, je vous laisse vous rendre sur son blog!

Je vous ai présenté la liste des nominées, à vous de déterminer la ou les gagnante(s)! Enchaînons désormais avec les liens vers deux chaînes Youtube que j'ai découvertes ce mois-ci et que j'aime tout particulièrement.

* La première est Dans ton flux animée par Klaire fait Grr. Cette talentueuse jeune femme balaye le web en deux minutes et tombe sur des articles tous plus décalés les uns que les autres mais qui finalement sont tous liés. Un ramassis d'informations qui prouve que le meilleur côtoie le pire sur Internet. Et en plus, c'est rempli d'humour noir, que demander de plus?
* La deuxième, 1 jour, 1 question, rassemble tout un tas de petites vidéos dont les principaux destinataires sont les enfants et qui expliquent de façon très ludique à l'aide de jolis graphismes des questions de société ou de culture générale. Même les adultes peuvent apprendre quelque chose! Alors si vous vous demandez de quand datent les sports d'hiver, ou pourquoi on mange des crêpes à la chandeleur, je vous conseille de vite vous rendre sur Youtube!



Terminons désormais avec la minute fierté et réhaussement d'un ego en perte de vitesse!

Ce mois-ci a eu lieu nos premières vacances en amoureux et nous avons choisi le décor idyllique des Pyrénées non pas pour skier mais pour nous balader, main dans la main, dans des paysages enneigés qui nous ont transportés dans un autre monde. L'occasion aussi de m'extraire de mon travail qui me vampirise au quotidien (que je n'entende plus que les enseignants se la coulent douce). Bon, je confirme que le ski n'est toujours pas pour moi, j'ai déjà très peur des routes de montagnes et des remontées téléphériques mais bon, les montagnes vues d'en bas, c'est bien aussi!

Sur ces paysages merveilleux, je vous souhaite un excellent mois de Mars!

samedi 25 février 2017

Les gens dans l'enveloppe - Isabelle Monnin

Résumé.

L'auteur, Isabelle Monnin, achète sur Internet en 2012 un lot de photos à un brocanteur. Ces photos appartiennent toutes à une famille qui vit non loin du domicile de ses parents. Bouleversée par ces gens qui se trouvent là, devant elle, dans des situations de la vie quotidienne, elle décide de leur inventer une seconde vie, un roman à partir des photos. Et puis, ça ne lui suffit plus, elle veut savoir qui sont ces personnes et aimerait confronter la fiction à la réalité. Elle enquête et finit par retrouver les gens de l'enveloppe. Une lecture qui se fait donc en deux temps, le lecteur étant d'abord invité à lire le roman puis à suivre l'auteur sur les traces de son enquête.

Mon avis.

Je tiens tout d'abord à souligner l'originalité de l'intrigue. Je trouve passionnant de se pencher sur une famille lambda et d'en inventer la vie, les réussites et les déboires, la joie et le chagrin. J'apprécie vraiment ce point de départ et je suis convaincue que chaque vie, quoique banale, est un trésor à raconter. J'ai toujours voulu prendre en photo des gens dans la rue, au hasard, puis inventer leur vie, à quoi pensaient-ils au moment où je les ai photographiés ? J'ai finalement abandonné car je n'ai pas le don des écrivains. Mais en attendant, je suis ravie de tomber sur des livres comme ceux-là.

J'ai été particulièrement émue tout au long de ma lecture, que ce soit par le roman ou par l'enquête. Certaines photos sont inclues au milieu du livre. On peut tous s'identifier. En effet, certaines m'ont rappelé les miennes, quand je suis avec mes grands-parents ou en vacances, en short et T-shirt. Nous n'avons pas de mal à nous projeter dans la peau des gens dans l'enveloppe, ce qui rend le récit encore plus vraisemblable. 

Ce qui est également intéressant est que les héros changent selon les histoires. Dans la partie roman, l'attention est concentrée sur la fille et la mère alors que dans la deuxième partie, on voit que c'est le père qui a surtout souffert. Je trouve d'ailleurs que sa vie est particulièrement attendrissante. Le fait de comparer les deux parties du livre rajoute un petit quelque chose, une espèce de suspense. On a très envie de découvrir la vérité, de voir si les membres de cette famille étaient aussi tourmentés que ce que la fiction laisse présager. Et les coïncidences sont très nombreuses. Tout d'abord, au niveau de la localisation, puisque la famille est implantée à quelques kilomètres du lieu où l'auteur a vécu. Ensuite, elle s'est peu trompée dans les prénoms qu'elle a donnés à ses personnages imaginaires. Enfin, il y a quand même quelques points communs entre les deux histoires, même s'ils restent à la marge.

Malgré mon impression globalement très positive sur ce joli livre, j'ai deux petits bémols. Le premier est le style d'écriture de l'auteur. Il y a certains moments où j'ai trouvé que les phrases étaient un peu alambiquées dans le but de faire du style, un peu comme les chanteurs qui font des effets de voix alors qu'il n'y en a pas besoin. L'autre bémol et là, elle n'y est pour rien, c'est la profusion de personnages dans la partie enquête. Les prénoms se multiplient et je me suis vite sentie perdue entre les nombreux frères et sœurs des protagonistes.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Une idée originale.
+ Une intrigue à laquelle le lecteur s'identifie sans problème, ce qui promet beaucoup d'émotions.
+ Le suspense créé par la comparaison entre les deux parties du livre.
+ Malgré les 400 pages, se lit très vite.

- Un style de lecture parfois un peu trop superficiel.
- La multiplicité des personnages dans la deuxième partie qui perd un peu le lecteur.

Dernières infos.

Les gens dans l'enveloppe a été publiée en 2015 et compte 432 pages.
Le livre est accompagné de chansons composées par Alex Beaupain. Pour le moment, je ne les ai pas encore écoutées donc je ne peux pas vous faire de retour...

Challenges.

Cette lecture m'a permis d'avancer dans ces challenges:
* Challenge ABC - Lettre M (2/26)
* Challenge des 100 romans en 2017 (5/100)
* Défi lecture 2017 - Consigne 77: Un livre qui se lit mais pas que (énigmes, liens Internet, etc...). Ici, on a accès aux photos mais aussi aux musiques d'Alex Beaupin. (5/80)

Ma note.

mercredi 22 février 2017

Throwback Thursday - Relecture

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Relecture ou si je devais relire un livre.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Harry Potter: tomes 1 à 7
J.K Rowling
Initialement, j'avais pensé au "Cirque des Rêves" d'Erin Morgenstern car je l'avais à peine refermé que j'avais déjà envie de le relire. Mais je vous l'ai présenté il n'y a pas si longtemps, alors essayons de varier les plaisirs! En ce moment, ce qui m'occupe est la relecture des sept tomes d'Harry Potter. Je les avais tous lus il y a bien longtemps, lorsque j'étais au lycée. Il y a deux ou trois mois, j'ai décidé de les relire non seulement pour me rappeler tous les détails qui deviennent bien nombreux et complexes à la fin de la saga mais aussi pour pouvoir partager mes avis ici, sur le blog. C'est donc une relecture de longue haleine. Pour le moment, j'ai relu les trois premiers tomes, je viens bientôt attaquer le quatrième. Je me laisse quelques autres lectures entre deux tomes pour faire durer le plaisir et pour ne pas être plongée dans le même univers pendant plusieurs semaines d'affilée (même si j'adore la magie de Poudlard).

Résumé: Est-il nécessaire de faire un résumé? Bon, allez, au cas où... Harry Potter est un jeune garçon recueilli par son oncle et sa tante après le décès de ses parents. Jusqu'à ses 11 ans, il vit un enfer auprès de ces hôtes qui le traitent comme un malpropre. Mais le jour de son onzième anniversaire, il commence à recevoir des lettres mystérieuses. Quelques jours après, un géant du nom de Hagrid vient l'enlever et lui révèle LE secret qui va changer sa vie: c'est un sorcier, ses parents étaient deux grands sorciers et ils sont morts lorsque celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a essayé de les tuer. Seul Harry a survécu, ce qui fait de lui un héros dans le monde de la magie. Il intègre alors l'école de Poudlard et sera pendant sept tomes en duel avec le célèbre mage noir.

Mon avis: Peut-on avoir un avis négatif sur Harry Potter? Je pense que les raisons d'aimer cette saga sont très variées chez les lecteurs. Ce que j'aime le plus est l'ambiance, surtout présente dans les premiers tomes: la neige sur Poudlard, la grande salle décorée selon les événements, les petits détails qui font de l'école des sorciers un lieu si unique, les objets malicieux qui fonctionnent tout seuls chez les Weasley. Quand je débute ma lecture, je me sens ailleurs, dans un autre monde douillet malgré la menace qui pèse sur Harry et ses comparses. Ce que j'aime le moins est le côté sombre, la magie noire, les différentes créatures terrifiantes (Détraqueurs, Basilic), les guerres entre les deux clans (je ne comprends jamais qui est avec qui). Du coup, mes tomes préférés sont plutôt les premiers. J’apprécie un petit peu moins l'histoire à partir du cinquième tome. Mais je reste toujours admirative devant le talent de J.K Rowling à créer cet univers tellement détaillé, précis et qui n'a jamais lassé les lecteurs!

A la semaine prochaine avec le thème: Musique (si je trouve un livre car pour le moment aucune idée!)

Hikikomori, ces adolescents en retrait - Collectif

Résumé.

"Hikikomori" est le terme attribué aux jeunes ayant entre 14 et 25 ans qui ont décidé de se retirer de toute participation sociale depuis au moins six mois. Concrètement, ils ne voient plus ou très rarement leurs amis proches, ne vont plus à l'école ou ne travaillent pas, restant au domicile de leurs parents. Ce phénomène est apparu au Japon dans les années 90 mais de plus en plus de cas sont observés ailleurs dans le monde, et notamment en France. Les cas sont principalement masculins, et il n'y a pas de régularité: chaque hikikomori est unique et vit son retrait différemment des autres. Les causes sont multiples: relation à la mère particulière au Japon, crise économique qui ne garantit plus un travail sûr aux jeunes, une école sous pression, etc). Ce livre est un recueil d'articles de professionnels qui croisent au quotidien des Hikikomori. Les articles ont été compilés sous la direction de Maïa Fansten (sociologue), Cristina Figueiredo (anthropologue), Nancy Pionnié-Dax (pédopsychiatre) et Natacha Vellut (psychanalyste).

Mon avis.

J'ai découvert le phénomène Hikikomori tout récemment. Etant donné que je suis toujours intéressée par les comportements sociaux déviants (j'en cherche toujours les causes et les manifestations), j'ai voulu en savoir plus sur ces jeunes "retirants" (terme français). Je n'ai pas lu cet ouvrage avec des yeux d'experte mais avec des yeux de simple lectrice curieuse, désirant en apprendre un peu plus. Ne vous attendez donc pas à un avis très technique!

Justement, parlons technique! Certains articles sont difficiles d'accès pour un non-initié. Par exemple, je n'ai pas lu la préface qui était juste incompréhensible. Mais je vous rassure, d'autres articles sont tout à fait clairs et passionnants à lire. C'est d'autant plus intéressant que les intervenants viennent du Japon et de France, portant un éclairage différent sur l'analyse du sujet. Ce que j'en retiens est qu'il ne faut pas tomber dans le piège du "oh mais au Japon, ils sont tellement sous pression qu'il est normal qu'ils finissent pas se retirer hors du monde". Si seulement c'était aussi simple... Les situations sont à regarder avec différentes lunettes - les lunettes sociétales (les attentes de l'adolescent ne se retrouvent pas dans ce que lui offre la réalité), les lunettes du manque de travail qui implique chez les jeunes plus de précarité, les lunettes familiales qui révèlent que le cordon entre la mère et son fils est difficile à couper, que les pères sont souvent absents et que les fils restent à la maison pour protéger leur mère en quelque sorte ou encore les lunettes médicales qui montrent qu'une bonne partie des Hikikomori présentent des troubles d'un autre ordre (TED, Asperger léger).

En ce qui concerne la structure, l'essai est composé de 11 chapitres, soit 11 articles de professionnels aux angles d'attaque différents découpés en deux parties. La première aborde la difficile transition entre l'enfance/adolescence et l'entrée dans l'âge adulte. La deuxième raconte des cas, des histoires de jeunes Hikikomori et revient sur les causes du phénomène. J'ai trouvé ce deuxième temps plus agréable à lire, car plus étayé en témoignages et études de cas, même si c'est très difficile d'entrer en contact avec les jeunes en question puisque, par définition, ils s'enferment dans un silence à l'égard de toute personne étrangère au foyer. Finalement, j'aurais bien aimé que les deux parties soient inversées, c'est-à-dire d'abord commencer par des définitions, des présentations de cas pour ensuite analyser ce passage à l'âge adulte qui a du mal à se faire.

En résumé, je suis ressortie très satisfaite de cette lecture enrichissante!

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Une exploration très complète du phénomène Hikikomori.
+ Points de vue multiples (nationalités et professions différentes des intervenants).
+ Les études de cas qui enrichissent les démonstrations théoriques.

- Quelques articles peu compréhensibles pour des non-initiés.

Dernières infos.

Cet essai est paru en 2014 et compte 216 pages.

Si cela vous intéresse, voici d'autres sources sur ce thème:
* Je suis un hikikomori de Florence Aubry (livre)
* Hikikomori de Jeff Backhaus (livre)
* De l'autre côté de la porte (film)

Challenges.

Ce challenge me permet d'avancer dans ce challenge:
* Challenge les 100 romans en 2016 (4/100)
* Défi lecture 2017 - Consigne 57: Un livre qui aborde deux continents (au moins deux) (4/100). Ici, la situation des Hikikomori est décortiquée du point de vue japonais mais aussi français.

Ma note.

mercredi 15 février 2017

Throwback Thursday - Au grand air

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Au grand air.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Le vestibule des causes perdues
Manon Moreau
Cette semaine, pour ce thème très joliment illustré par Bettie Rose et qui respire le printemps, j'ai choisi de vous parler du "Vestibules des causes perdues" de Manon Moreau - quoi de mieux qu'une petite balade sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, au grand air et avec des ampoules plein les pieds? Un livre qui n'est pas très connu (il aurait aussi pu rentrer dans la catégorie "Livre invisible") et que l'on m'a offert après une discussion sur ce fameux pèlerinage. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce thème, je vous conseille aussi Immortelle randonnée de Jean-Christophe Rufin.

Résumé: L'histoire de personnages réels aux horizons complètement différents qui vont se croiser sur la route jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Chacun s'est engagé dans cet exercice périlleux pour des raisons variées mais tous vont être bouleversés par le chemin, les sacs lourds à porter, les longues heures de marche en tête en tête avec sa conscience, les routes qui montent et les refuges où l'on se raconte nos misères. Des amitiés vont naître et des parcours de vie vont être échangés à la lueur d'une bougie entre des pèlerins que rien ne prédestinait à se rencontrer.

Mon avis: J'étais un peu sceptique avant de commencer cette lecture. Je craignais les pages et les pages consacrées aux descriptions des paysages, des douleurs, de l'équipement, etc. Je ne suis malheureusement pas très sensible aux envolées lyriques sur les beautés d'un paysage que l'on peut parfois trouver dans certains livres. Je me disais, que peut-on bien raconter au sujet de ce pèlerinage, à part des détails techniques ? Encore une fois, mes préjugés ont disparu dès les premières pages. Le chemin de Compostelle est avant tout un exercice d'introspection: on ne l'emprunte pas par hasard. L'auteur parle de ces âmes fragiles, en quête de soi, avec beaucoup de bienveillance et d'humanité. Le titre résume à lui tout seul l'ambition du livre: montrer que le chemin est avant tout une thérapie, avant d'être une prouesse sportive. Je vous le conseille, sans hésitation.

A la semaine prochaine avec le thème: Relecture ou si je devais relire un livre.