mercredi 20 septembre 2017

Throwback Thursday - Histoire d'amour

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Histoire d'amour.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Lettre d'une inconnue
Stefan Zweig
Bettie Rose a raison, on n'a jamais assez d'amour! J'ai décidé d'orienter mon choix cette semaine vers un classique qui compte très peu de pages mais qui est vraiment puissant quant aux émotions et sentiments qu'il véhicule. C'est grâce à lui que j'ai découvert la plume pleine de sensibilité de Stephan Zweig, auteur autrichien qu'on ne présente plus. C'est un livre auquel on pense peu quand on parle d'histoire d'amour alors qu'il pose les jalons de l'amour passion et décrit très précisément la souffrance de l'amour à sens unique.

Résumé: Un célèbre écrivain rentre chez lui, après quelques jours de vacances à la montagne. Il n'a même pas le temps de se poser qu'on lui transmet une lettre arrivée pendant son absence. Celle-ci est l'oeuvre d'une femme qui l'a toujours aimé - une femme dont il ne se souvient plus. Nous la lisons avec lui et plongeons dans le tourment de l'auteur de cette missive enflammée et malheureuse.

Mon avis: La force de cette nouvelle n'est pas dans son histoire mais dans les thèmes qu'elle aborde: l'amour inconditionnel, le désir obsessionnel et la passion folie. L'inconnue a dépassé la frontière du raisonnable pour cet homme qui ne l'a jamais quittée dans ses pensées. Ses mots sont forts et décrivent une personnalité à fleur de peau, authentique et entière. L'écriture de Zweig est tellement juste et intelligente que le lecteur ne peut pas rester de marbre face à sa détresse. Je ne peux que vous conseiller cette lecture qui récolte tout de même un 17,5 sur Livraddict! Ce serait dommage de passer à côté alors qu'elle ne demande vraiment pas beaucoup de temps.

samedi 16 septembre 2017

L'île des oubliés - Victoria Hislop

En résumé.

Alexis, une jeune archéologue anglaise, est hantée par son histoire familiale - histoire à laquelle elle a eu très peu accès. Sa mère a toujours été peu loquace sur le sujet, ce qui ne fit qu'attiser la curiosité de sa fille au cours des années. Cette dernière décide alors de faire un détour, lors d'un voyage avec son petit-ami en Crète, dans le village natal de sa mère. Une conversation avec une vieille amie de la famille, un des rares témoins de la descendance des Petrakis, va lui en apprendre beaucoup sur son passé, notamment sur les liens qui ont uni ses aïeux à l'île de Spinalonga. Ce lieu chargé d'histoire accueillit entre 1903 et 1957 des colonies de lépreux, alors éloignés du continent pour éviter tout risque de contagion et endiguer la maladie. Un voyage autant dans l'espace que dans le temps, à la découverte de la mémoire d'une famille crétoise, voilà ce que nous propose Victoria Hislop.

Mon avis.

Cette lecture me fut offerte par Calyaa (son pseudonyme sur Livraddict) lors d'un Swap réalisé à la fin de l'année passée. J'avais vu la couverture se balader par ci par là, la plupart du temps accompagnée par des commentaires positifs. Cependant, la quatrième de couverture un peu trompeuse a mis du temps à me convaincre et j'attendais d'être dans une forme olympique pour me plonger dans cette histoire.

Car il faut dire que le sujet initial et surtout tel qu'il est vendu par l'éditeur, n'est pas des plus réjouissants. Qui dit lèpre, dit maladie peu connue et les seuls souvenirs qui me restaient des descriptions de ma prof d'Histoire de collège au sujet des jeunes gens qui l'avaient contractée au Moyen-Âge me donnaient plutôt envie de me munir d'un sac à vomi. Petit sujet sensible, j'avais donc peur d'avoir affaire à d'horribles descriptions. Ne nous dit-on pas d'ailleurs, toujours sur cette fameuse quatrième de couverture, "Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d'une forteresse effrayante?" La lecture que j'en ai eue est finalement à l'opposé de ce film d'horreur annoncé. Via l'histoire de l'arrière grand-mère d'Alexis puis de sa grand-tante qui ont toutes deux vécu sur l'île de Spinalonga, on entre dans le quotidien des lépreux et j'en ai une image plutôt colorée. J'ai devant moi la vision de paysages ensoleillés, contrastés par le bleu azur de la mer et mis en relief par l'odeur entêtante des fleurs aux couleurs bariolées. Malgré la maladie, les habitants de l'île ne se sont pas laissés aller au désespoir et semblent avoir développé une petite société bienveillante et chaleureuse, à l'écart des affres mondiaux (je pense notamment à la Seconde Guerre Mondiale). De même, les anecdotes un peu gossip sur l'histoire des membres de la famille d'Alexis qui arrivent surtout à mi-roman ajoutent un supplément d'âme. C'est un peu comme si on feuilletait un Closer les doigts de pied en éventail au bord de la piscine, en s'exclamant toutes les trois pages "Non?! Elle a pas fait ça?" L'ambiance du roman est donc paradoxalement gaie et entraînante, même si les nouvelles ne sont pas toujours bonnes.

J'ai beaucoup apprécié les piliers historiques et donc réels de l'histoire. J'aime, de temps en temps, me plonger dans des histoires romancées mais enracinées dans la grande Histoire. Je trouve que ça humanise les dates et les faits qui s'enchaînent et surtout ça me permet de mieux mémoriser les lieux géographiques et le cadre temporel. On sent que l'auteur, helléniste, si on en croit le nombre de publications qui prennent racine en Grèce, a beaucoup fouillé l'histoire de Spinalonga et des villages crétois pour servir au lecteur un bout de ce passé resté un peu tabou. Il faut quand même mentionner l'originalité du sujet!

Néanmoins, au cours de ma lecture, j'ai pu déplorer quelques longueurs. Pour commencer, le récit cadre qui composent le premier et le dernier chapitre n'est finalement pas très utile. L'auteur aurait pu entrer dans l'histoire directement, sans passer par Alexis et sa soif de revenir sur l'histoire maternelle. Finalement, on s'en fiche un peu de savoir qu'elle n'est pas épanouie dans ses vies professionnelle et sentimentale. 98 % du livre sont dédiés à l'histoire de ses ancêtres et aux développements sur Spinalonga. Et puis il faut dire qu'on ne comprend pas très bien pourquoi la mère d'Alexis a eu honte de son passé. Certes, son histoire n'est pas commune mais de là à être aussi taiseuse... C'est donc un prétexte un peu raté pour entrer en matière.

Les autres longueurs apparaissent en fin de roman. Retracer le passé de toutes ses personnes prend des pages et on voit que l'auteur s'est un peu essoufflée en fin de livre, l'histoire est un peu plus bâclée, comme quand j'étais étudiante, que je démarrais mes devoirs sur les chapeaux de roue puis que je faiblissais et finissais par bâcler car j'avais des crampes au petit doigt. Et bien je pense que Victoria a aussi eu des crampes du clavier! Il faut dire que cinq cent pages pour une saga familiale, c'est beaucoup, surtout lorsque les rebondissements ne sont pas non plus à sauter au plafond.

Tout de même, j'ai été endurante et sans pointe à l'arrivée, je ne regrette pas ma lecture, somme toute agréable pour la période estivale.

D'un coup d'oeil, les plus, les moins.

+ L'intérêt historique du roman: on part à la découverte de l'île de Spinalonga.
+ Le voyage dans le temps et dans l'espace, tout ça avec les fesses collées au fauteuil et les sous dans le porte-monnaie.
+ Malgré le thème difficile, un sentiment plutôt joyeux et chaleureux qui se dégage du livre.

- Quelques longueurs et essoufflements, surtout vers la fin du livre qui peuvent donner une impression d'histoire bâclée.
- Le récit cadre qui bouffe des chapitres et qui finalement n'apporte pas grand chose à l'histoire.

Dernières infos.

L'île des oubliés a été publié en 2006 pour la version originale et compte 520 pages. Si vous êtes sensible aux charmes des paysages grecs, je vous conseille d'aller faire un tour vers les autres productions de l'auteur, dont Cartes postale de Grèce, sa dernière publication. Pour l'avoir feuilleté en librairie, ça donne envie car il regorge de photos de la région!

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:
Défi lecture 2017 - Consigne 20: Un voyage dans le temps. (28/80)

samedi 9 septembre 2017

Thérèse Desqueyroux - François Mauriac

En résumé.

L'histoire de Thérèse Desqueyroux s'ouvre sur un non-lieu prononcé suite à sa condamnation pour avoir tenté d'empoisonner son époux. Elle ne sera pas poursuivie car ce dernier a choisi de nier la vérité afin de préserver sa famille et surtout leur fille du qu'en-dira-t-on typique de ces petits villages reculés des Landes en ce début du XXème siècle. Thérèse n'est pas pour autant soulagée, elle qui souffre de ce mariage arrangé. Elle s'est toujours sentie enfermée par ces pins qui la toisent et par les conventions sociales qui ont fait d'elle une perle rare pour n'importe quel homme préoccupé par l'appât du gain. Pourtant, elle ne sait pas vraiment ce qui l'a conduite à ce geste malheureux, elle n'a que des suppositions. Ce qui est certain est que le silence de Bernard lui coûte très cher puisqu'il l'enferme dans leur chambre, la privant ainsi de tout contact avec l'extérieur. Thérèse va se laisser dépérir, jour après jour, à tel point que Bernard ne sait plus quoi faire d'elle.

Mon avis.

Je vous en ai délibérément beaucoup dit dans ce petit résumé. Ce n'est pas très grave car on ne lit pas Thérèse Desqueyroux pour l'histoire en elle-même mais parce qu'on a envie de partir à la découverte de ce personnage atypique mais ô combien intéressant.

Ce livre est mon tout premier roman de Mauriac. Pourtant, difficile de passer à côté de ce Prix Nobel de littérature, locataire de l'Académie Française et reconnu pour ses explorations dans l'âme humaine. Il y a cinq ans, j'ai rencontré cette fameuse Thérèse dans les salles obscures. J'étais tombée sous le charme de cette femme au caractère bien trempé et à la souffrance qui prend aux tripes. Lorsque je suis tombée sur le récit original de cette histoire qui peut paraître folle dans une boîte à livres d'un parc bordelais (Mauriac est originaire de Bordeaux), je n'ai pas hésité trois secondes et je me suis laissée emporter par l'écriture mauriacienne.

Il m'a quand même fallu du temps pour apprivoiser sa plume. Je me suis d'abord sentie égarée par des tournures de phrases qui en disaient trop sans en dire assez, des descriptions à la fois poétiques et troublantes, du vocabulaire aussi précis que compliqué. J'étais finalement ravie de connaître le cœur de l'histoire car je pense que je n'aurais vraiment rien compris sinon. L'empoisonnement n'est en effet quasiment pas décrit et on ne comprend pas de suite pourquoi Thérèse a été conduite au tribunal. Le temps est aussi distordu: quelques chapitres sont consacrés au présent et aux conséquences de ses actes, en fin et début du roman mais ce qui constitue la majeure partie du livre est le passé de la jeune femme, une longue introspection qui amène peu à peu le lecteur au dénouement. En parallèle de ma lecture, je suis allée sur quelques sites pour lire des résumés et des critiques, j'ai également écouté des émissions de radio consacrées à l'oeuvre mauriacienne. J'avais peur de passer à côté d'un mot, d'une action qui auraient pu fausser mon envie d'entrer dans l'histoire de Thérèse. Ces recherches m'ont bien aidée et m'ont permises, à moitié livre, d'apprécier toute la splendeur de ce petit roman.

A première vue, on peut être tenté de condamner sévèrement la conduite de Thérèse, à raison d'ailleurs. Et puis au fil des pages on en vient à éprouver de la sympathie pour la tortionnaire et une vive antipathie pour la victime. Le lecteur a uniquement accès au point de vue de Thérèse, largement décrit. On décèle en elle une personne très intelligente qui s'ennuie à en faire mourir les autres. Elle se sent comme prisonnière d'une cage dorée, elle dont le destin a été tracé dès sa naissance, de part les intérêts que son père avait à nouer avec la famille de son époux. Cet ennui conduit à la haine et la jalousie, déjà jeune fille lorsque sa grande amie et demie sœur de Bernard, Anne, avait trouvé le grand amour aux côtés d'un homme plutôt frivole. Thérèse ne l'a jamais supporté, elle qui n'a jamais connu l'amour vrai. On côtoie aussi cette dureté dans la relation à sa fille qu'elle n'a pas désirée et qui est peu présente dans ses réflexions. On voit bien à quel point toute cette sensibilité et cette intelligence réprimées par la norme ont conduit à faire d'elle une femme perdue, venimeuse et tourmentée par des questions auxquelles elle ne trouve pas de réponse.

J'ai beaucoup pensé pendant ma lecture à Madame Bovary. Flaubert et Mauriac avaient en commun d'avoir choisi leurs héroïnes un peu comme objets d'expiation. Mauriac a déclaré lors d'un célèbre interview qu'il aurait très certainement fini comme Thérèse Desqueyroux s'il ne s'était pas autant épanoui dans sa vie. La littérature et la reconnaissance lui ont permis de mettre des mots, au travers de ses personnages (principalement féminins), sur ce besoin d'utiliser sa sensibilité et son intelligence pour ne pas se retrouver à son tour enfermé dans une cage. C'est d'ailleurs intéressant de voir qu'il choisit à chaque fois des personnages qui sont en contradiction avec ses valeurs: lui est pieux alors que Thérèse est agnostique, il cherche à tout prix à éviter le pêché alors que Thérèse y plonge la tête la première.

Voilà une chronique assez longue mais il y a vraiment beaucoup à dire sur ce petit roman. Je vous encourage vraiment à aller le lire et je vous conseille de ne pas vous laisser désarçonné par les premières pages.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ La profondeur du personnage de Thérèse Desqueyroux.
+ Le renversement de situation: on en vient à aimer le coupable et à détester la victime.
+ En creux, la double analyse qu'on peut faire de la société de l'époque (et notamment du rôle de la femme)  mais aussi de la vie de Mauriac.

- La complexité de la plume de Mauriac qui nous perd parfois.

Dernières infos.

Thérèse Desqueyroux a été publié en 1927 et compte 148 pages. Le roman a été adapté au cinéma à deux reprises, en 1962 par Georges Franju et en 2012 par Claude Miller, mettant en scène Audrey Tautou et Gilles Lelouche.

François Mauriac est également l'auteur de Génétrix et du Nœud de Vipères, parmi ses plus connus.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'écrivain, je vous conseille d'aller faire un tour ici (2000 ans d'histoire sur France Inter) et ici (une série d'émissions lui ont été consacrées sur France Culture).

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:
Défi lecture 2017 - Consigne 13: Un livre d'un auteur de sa région. (27/80)

vendredi 1 septembre 2017

Harry Potter et le prince de Sang-Mêlé - J.K Rowling

En résumé.

Le cinquième tome s'était tristement achevé sur la victoire des Mangemorts revenus au pouvoir derrière leur leader, celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Alors que l'été a été pour Harry l'occasion de se poser encore une fois mille et une questions, c'est Dumbledore, le directeur de Poudlard en personne qui vient le chercher chez les Dursley pour le conduire chez la famille Weasley, quelques jours avant la rentrée. Déjà la sixième année est arrivée et elle ne sera pas des plus reposantes: entre voyages dans la Pensine et révélations sur le passé de Voldemort, nouveaux professeurs, découverte d'un mystérieux livre ayant appartenu au Prince de Sang-Mêlé, amourettes déçues et enquête sur un Malfoy aux agissements étranges, Harry ne va pas trouver le temps de s'ennuyer...

Mon avis.

J'étais restée sur un goût amer suite à ma relecture du cinquième tome que j'avais trouvé tout en longueur. Heureusement, ce sixième tome démarre sur les chapeaux de roue, les pages défilent sans qu'on s'en rende compte et on a hâte d'arriver au dénouement. C'est très certainement l'un des tomes les plus importants de la saga puisque les éléments qui vont nous permettre de comprendre le final dans le septième tome se mettent doucement en place. Ce tome a deux visages, comme le professeur Quirell dans le tout premier volume:

D'une part, le lecteur est baladé entre plusieurs petites histoires gentillettes. Malgré le climat tendu qui règne sur le monde des sorciers, on est quand même plongé dans l'ambiance si chaleureuse de Poudlard. Les amours et les jalousies entre les uns et les autres adoucissent cette atmosphère irrespirable du tome précédent. Et le Quidditch est toujours là pour nous offrir des moments de liesse, en dehors des sombres préoccupations de nos jeunes apprentis sorciers! L'euphorie est aussi apportée par ce mystérieux Prince de Sang-Mêlé qui rajoute par petites doses du suspense tout au long de l'histoire.

D'autre part, les chapitres consacrés aux échanges entre Dumbledore et Harry au sujet de Voldemort son nombreux. C'est intéressant d'être immergé dans le passé de ce dernier. Cela offre des clés de lecture pour comprendre son attrait pour la magie noire. C'est aussi l'occasion d'en apprendre plus sur les Horcruxes.

Lors de ma première lecture, ce sixième tome est le seul qui m'avait arraché quelques larmes. La fin est particulièrement dure, non seulement à cause du meurtre qui est perpétré mais aussi à cause de la trahison dont est victime un Dumbledore assez naïf (il est d'ailleurs intéressant de mettre en perspective toute l'intelligence qu'il mettait en avant quelques chapitres plus haut). A l'occasion de cette relecture, j'ai conservé une petite pointe au cœur mais je m'en suis finalement remise très vite et me voici à présent dans les starting block pour re-découvrir la fin.

Pour finir, j'ouvre puis referme très vite une petite parenthèse. Dumbledore est un personnage très présent tout au long de cet avant-dernier tome et on apprend à mieux le connaître. J'ai été quelque peu surprise par le ton prétentieux qu'il emploie pour faire référence à plusieurs reprises à son intelligence supérieure. Je suis plutôt d'accord avec lui mais un peu de modestie ne fait pas de mal et je dois dire que rien que pour cette raison il est descendu d'un cran dans mon estime.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Les diverses histoires qui s'entremêlent et qui nous ballotent entre côté sombre et côté gai.
+ Les multiples rebondissements qui font que le lecteur est toujours tenu éveillé.

- On est toujours dans une structure classique du Harry Potter: pendant l'année, les Mangemorts et Voldemort sont en vacances mais dés Juin, l'activité reprend et attention aux dégâts!

Dernières infos.

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé a été publié en 2005 et compte 747 pages. Le film correspondant est quant à lui sorti 4 ans plus tard.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ce challenge:

C'est le 1er, je balance tout - Août 2017

Bonjour à tous!

Par manque de temps, cela fait un bon bout de temps que je n'ai pas participé au C'est le 1er, je balance tout! Ce concept a été lancé par Lupiot du blog Allez vous faire lire. J'en suis très vite tombée amoureuse car j'en avais un peu assez de mes Bilans du mois qui n'étaient finalement qu'une énumération de mes lectures, sans grand intérêt. Ce rendez-vous vient rythmer les fins de mois et surtout il nous permet de découvrir plein de jolies lectures mais aussi plein de balades sur la toile, avec ou sans lien avec les livres, et ça, j'adore! 

Les règles sont très simples puisqu'il s'agit de retracer le mois écoulé au travers de quatre catégories que voici:

1. Le top et flop du mois dernier
2. Une chronique d'ailleurs
3. Un lien que nous avons adoré le mois dernier (hors chronique littéraire)
4. Une petite fierté 

Sans plus tarder commençons avec le top et flop du mois dernier.

Je suis très contente de ce mois d'Août! Pas moins de sept lectures, dont certains assez denses, c'est une belle prouesse qui ne va malheureusement pas durer puisque la rentrée est dans quelques jours. En plus de ça, deux pavés sont en haut de la liste de mes prochaines lectures, donc si j'arrive à lire deux livres en Septembre, je serai déjà contente!
Difficile d'être déçu par un Harry Potter ou un Agatha Christie... En dehors de ces deux lectures, j'ai vraiment beaucoup aimé Thérèse Desqueyroux qui m'a permise de découvrir l'univers de François Mauriac. Voici une histoire forte, où l'on partage les pensées d'une jeune femme brillante mais dont les conventions sociales ont fait volé en éclat ses rêves de petite fille. J'ai également été conquise par ma lecture de La lucidité - un livre qui nous interpelle sur l'état de santé de nos démocratie. Que se passerait-il si le vote blanc était majoritaire lors d'une prochaine élection? José Saramago, prix Nobel de Littérature nous propose sa possibilité.

J'ai été beaucoup moins séduite par la suite de Charlie et la chocolaterie. Je trouve que l'histoire n'est ni cohérente avec le premier opus ni dans ses deux parties. Certains faits sont tirés par les cheveux, l'intrigue m'a parfois paru longuette alors qu'il est censé y avoir de l'action. Non vraiment, on ne retrouve pas tout le charme et la magie des premières aventures de Charlie. J'ai été aussi moins emballée par Le cri de la mouette - l'autobiographie d'Emmanuelle Laborit, sourde, co-directrice de l'IVT à Paris et défenseur de la langue des signes. Je n'ai pas vraiment de raison de ne pas avoir apprécié cette lecture, c'est une juste une impression, une ambiance qui ne m'a pas enthousiasmée.

Continuons avec les chroniques vues d'ailleurs. Les nominés de ce mois-ci sont....

* Charlotte du blog Loca des livres. Cela fait un petit moment que je suis tombée pour la première fois sur son blog et j'y suis revenue tout récemment pour sa chronique sur Soeurs de miséricorde de Colombe Schnek, que j'ai dans ma PAL et qui ne va pas tarder à se retrouver entre mes mains! Ce que j'aime particulièrement dans son blog est la diversité de ses lectures, autant dans les genres littéraires que dans la nationalité des auteurs. Charlotte est étudiante en lettres espagnoles, d'où la curiosité pour de nouvelles aventures littéraires. Quand je serai en manque d'inspiration pour mes prochaines lectures, je n'hésiterai pas à aller y puiser quelques bonnes idées!

* Corentine du blog Un fil à la page. Mes pérégrinations sur Livraddict m'ont conduite un jour vers ce blog avec lequel je me suis tout de suite sentie en harmonie. J'ai avec l'auteur de ces chroniques très fouillées et précises beaucoup de lectures communes et j'aime en découvrir de nouvelles. Le style épuré du blog avec un accès direct au contenu me plaît vraiment. Tout comme le précédent, il va devenir une valeur sûre pour de nouvelles découvertes littéraires!

Je vous ai présenté la liste des nominées, à vous de déterminer la gagnante, sachant qu'elles peuvent l'être toutes les deux ! Enchaînons désormais avec les liens vers un tumblr qui j'espère vous fera sourire, un site shopping d'été même si celui-ci tire vers la fin et une chanson que j'adoooore!

* Ce tumblr Chers voisins qui est aussi un site Internet m'a été conseillé par une amie cet été et je me suis préssée d'y aller faire un tour. Comme vous vous en doutez, on peut y lire des mots que des voisins bien ou mal attentionnés se sont laissés. C'est très drôle et délicieux d'ironie. Je me souviens d'un particulièrement bien rédigé et dont je vais peut-être m'inspirer pour rappeler à ma voisine pianiste qu'elle n'est seule au monde.

* Comme vous l'avez peut-être deviné au travers de quelques chroniques sur ce blog, j'ai à coeur de consommer local et de m'assurer de la qualité des produits que j'achète. J'essaie le plus possible d'agir en accord avec mes convictions sur la necessité de protéger au mieux notre planète. Alors certes, ça coûte cher mais je préfère m'équiper à petites doses avec des achats qui dureront. D'où Les Rubans de Déothie, une fabrication artisanale de sandales que je trouve absolument magnifiques. Le principe est simple, vous achetez les sandales que vous agrémentez ensuite par des rubans tout colorés qui peuvent s'attacher de façons différentes. A la pointe de la mode tout en consommant français et de qualité!

* Il est à présent temps de mettre un peu de musique sur cet article! C'est ce que je vous propose avec une découverte toute récente d'un artiste qui est pourtant connu avec sa chanson Black Man in a White World. Je veux parler de Micheal Kiwanuka et de son album Love & Hate. Je suis tombée amoureuse de la toute première chanson Cold Little Heart qui dure près de 10 min dans sa version longue et que je n'arrête pas d'écouter en boucle, tout en rédigeant cet article. Mention spéciale aussi pour celle qui a donné le nom à son album, Love & Hate.



Terminons désormais avec la minute fierté et réhaussement d'un ego en perte de vitesse!

Un mois d'Août qui s'est déroulé plutôt tranquillement. J'ai profité de mes vacances sans réaliser de prouesse particulière, savourant chaque heure avant une rentrée qui promet d'être intense et un peu stressante. Mes vacances sur la côte landaise en compagnie de deux grandes amies que je connais déjà depuis 10 ans ont été l'occasion de jolis souvenirs et de belles lectures. 7 livres en un mois, c'est déjà pour moi une fierté. 


Je vous souhaite un excellent mois de Septembre!

mercredi 30 août 2017

Throwback Thursday - Du bruit pour rien

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Du bruit pour rien.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Complètement cramé
Gilles Legardinier
Il y a un peu moins d'une année, je suis tombée sur ce livre à la bibliothèque. Ayant vu les livres de Gilles Legardinier un peu partout dans les librairies et sur le web, j'ai eu envie de tenter l'expérience pour me faire mon propre avis. Je m'attendais à quelque chose de drôle et sans trop prise de tête. Je ne me suis pas trompée mais ce que je n'avais pas prévu est que ça basculerait dans un humour un peu lourd et des dialogues sans grand intérêt. Ce livre atteint quand même le 16,4 sur Livraddict (705 votes) alors que je ne lui octroyai à l'époque qu'un 14. 

En résumé: Andrew Blake est à la tête d'une entreprise florissante mais il commence à se lasser de sa routine, surtout depuis que sa femme est décédée et que sa fille a quitté le nid pour ses études. Il décide donc de tout plaquer pour s'établir en France en tant que majordome. Une fois arrivé au domaine de Beauvilliers, il fait la connaissance de personnages hauts en couleur, dont sa patronne, par ailleurs criblée de dettes. Il va jouer le rôle de psychologue qui sort toujours de son chapeau une astuce pour régler les problèmes des autres.

Mon avis: Voici un roman rempli de bienveillance et très facile à lire, sans se prendre la tête toutes les quatre phrases. Seulement, il aurait mérité un peu plus de profondeur. Au risque de me répéter, j'ai trouvé l'intrigue sans grande surprise, l'humour pas vraiment drôle et les mots d'Andrew pour remonter le moral de ses congénères sont remplis de platitudes. J'avais également trouvé le début assez long et les événements commencent à se précipiter seulement à moitié de livre. En bref, un livre qui fut un coup de cœur pour beaucoup de lecteurs séduits par son côté feel-good mais qui chez moi n'a pas provoqué grand chose!

samedi 26 août 2017

Agatha Raisin enquête: pas de pot pour la jardinière, tome 3 - M.C Beaton

En résumé.

Nous sommes au printemps lorsque notre fidèle enquêtrice Agatha Raisin revient d'un tour du monde. Qui dit retour des beaux jours, dit concours des plus beaux jardins à Carsely. Agatha, qui ne s'est toujours pas remise de sa défaite au concours de quiches quelques années plus tôt est bien décidée cette fois-ci à remporter la mise, même si elle doit employer des techniques malhonnêtes. Ses plans vont être quelque peu perturbés par l'arrivée d'une nouvelle habitante, Mary Fortune, extrêmement douée en jardinage mais pas que, puisqu'elle a réussi à séduire l'objet de tous ses fantasmes, James Lacey. Alors que la compétition fait rage et que le jour J approche, cette dernière recrue est retrouvée assassinée, plantée dans un pot, la tête dans la terre, les jambes en l'air. Visiblement, Agatha n'était pas la seule à souhaiter sa disparition...

Mon avis.

J'ai l'impression que plus je lis du Agatha Raisin et plus j'y prends du plaisir. Ou alors c'est parce que je m'attache aux personnages et j'adhère un peu plus facilement à l'humour de M.C Beaton. Ou alors c'est parce que son style d'écriture s'améliore au fil des tomes. Ou encore c'est peut-être dû au fait que j'ai regardé les deux premiers épisodes adaptés des livres et diffusés sur France 3 il y a quelques semaines et que j'ai vraiment bien aimé. Quelles qu'en soient les raisons, j'ai lu ce troisième volume en un éclair et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J'ai trouvé que les personnages étaient plutôt intéressants et on est vite accaparé par le suspense créé par l'auteur. L'assassin est plutôt difficile à démasquer, même s'il faisait partie de mes présumés coupables. Le meurtre est une fois de plus un prétexte pour mettre en scène les habitants du petit village de Carsely mais cette fois-ci, c'est servi avec beaucoup d'humour.

Cependant, j'aurais pu être encore plus enthousiasmée par ma lecture si un peu d'originalité avait été instillée dans l'histoire. On a finalement affaire toujours aux mêmes codes: un nouvel arrivant dans le village qui se retrouve assassiné, Agatha mène l'enquête et finit par résoudre le mystère, il y a toujours une compétition organisée au sein de Carsely, on rappelle toujours Agatha pour un travail à Londres, elle hésite puis finit par ne pas y aller... Autant d'éléments prévisibles qui font que les assassinats changent mais que le contexte reste toujours le même. Alors bien sûr, je sais que c'est ce qui fait toute l'alchimie des enquêtes d'Agatha Raisin mais c'est dommage, le tout aurait mérité d'être un peu plus fouillé. Je suis aussi restée un peu sceptique quant à la personnalité de Mary Fortune et à la relation qu'elle entretient avec James Lacey. Celui-ci est un jour charmé puis le lendemain fuyant puis redevient le surlendemain tendre et séducteur. Ses agissements manquent de cohérence et on sent bien que l'auteur l'agite comme une marionnette pour servir les intérêts de l'histoire. J'ai quand même hâte de me lancer dans le quatrième tome, en espérant que les codes auront été un peu modifiés...

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Une histoire plutôt bien ficelée emportée par un humour typiquement anglais.
+ On a envie de connaître la suite de la relation ambigüe James Lacey/Agatha Raisin.

- Ce sont toujours les mêmes codes qui sont employés.

Dernières infos.

Ce troisième tome des enquêtes d'Agatha Raisin a été publié en 1995 pour la version originale et compte 246 pages. N'oubliez pas d'aller jeter un coup d’œil à l'adaptation en série, ça vaut le coup!

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:
Défi lecture 2017 - Consigne 62: Un roman dont le titre et la couverture sont drôles. (26/80)

jeudi 24 août 2017

Throwback Thursday - J'aurais voulu une autre fin

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est J'aurais voulu une autre fin.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Le cirque des rêves
Erin Morgenstern
Il me semble vous avoir déjà présenté ce livre lors d'un précédent Throwback Thursday. Du coup, j'étais un peu embêtée de vous en reparler aujourd'hui mais en même temps, c'est le premier qui m'est venu à l'esprit pour être raccord avec le thème. Ce livre est à mes yeux une pépite mais ce qui m'a empêché d'avoir le coup de cœur suprême est la fin qui n'est pas à la hauteur du reste de l'histoire.

Résumé: Le cirque est un endroit magique, où se mêlent rêve et réalité. Il arrive en ville sans qu'on l'aperçoive et accueille ses spectateurs dans un univers onirique, qui leur fait perdre la notion du temps et de l'espace. Dans les coulisses, s'affrontent deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco. Une étrange relation les unit, de l'amour certes, mais aussi une compétition mystérieuse dont les ficelles sont tirées depuis leur enfance par leurs maîtres tout aussi mystérieux.

Mon avis: C'est un univers de rêve et incroyablement atypique que nous offre l'auteur. Le lecteur est un spectateur comme un autre, il attend lui aussi la nuit pour entrer dans ce monde magique. Les dialogues sont faits de non-dits et on peut se sentir dérouté en début de lecture tant toute information est suggérée jusqu'au dénouement final - un dénouement qui manque à mon sens de clarté. J'ai eu l'impression de passer à côté de ma lecture. Il faudrait très certainement que je le relise, en faisant davantage attention à certains détails comme les dates inscrites en début de chapitre ou aux sous-entendus dans les dialogues.

mercredi 23 août 2017

Swap Estival

Salut à tous!


Cela faisait un petit moment que je ne m'étais pas lancée dans une nouvelle aventure swapesque. Alors l'été arrivant, quelques idées ont commencé à germer dans ma tête pot de fleurs. Puis c'est au détour d'une conversation avec une très bonne amie qui me supporte depuis des années que les fleurs ont fini par éclore. Tout comme moi, elle est passionnée par les livres et je nous revoie encore dans la cour du lycée en train de parler de ses découvertes livresques. Nous partageons également la passion des colis et des échanges épistolaires (le joli papier à lettres, le plaisir de découvrir un petit mot dans sa boîte aux lettres, tout ça, tout ça...), alors quoi de plus paradisiaque qu'un colis composé de livres et quelques autres surprises?! Bercées par l'odeur et le bruit de l'océan depuis de notre enfance, l'été et ses sorties plage furent un thème on ne peut plus approprié.

Voici donc le joli résultat de ce premier Swap avec elle, en espérant qu'il y en aura encore beaucoup d'autres...

Pour les petits détails techniques, le colis devait comprendre:

* Un petit mot doux aux allures estivales
* Deux livres dont un en rapport avec le thème.
* Quelques gourmandises à déguster confortablement installées dans un transat.
* Quelques surprises en lien avec l'été.
* Un marque-page pour les beaux jours


Avant de chausser masque, palmes et tuba, je précise que j'ai pu fabriquer ce qui me sert d'illustration pour mon article grâce au site Freepik.

Pour commencer, une vue d'ensemble du colis, qui vous donnera une idée d'à quel point j'ai été gâtée.
Côté lectures (car c'était quand même le cœur du colis), mon amie a eu la géniale inspiration de m'offrir En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut. Cela fait maintenant un bon bout de temps que je vois ce livre absolument partout et j'en ai toujours entendu que du bien. Le Swap arrive donc à point nommé! J'ai vraiment hâte de me plonger dans cette lecture! A ses côtés, se trouvait L'été avant la guerre d'Helen Simonson, dont je n'avais jamais entendu parler. Un roman historique sur le début XXème, avant que la guerre n'éclate. C'est un sujet sur lequel j'ai peu lu mais que j'ai envie d'explorer, surtout lorsque le mélange fiction/réalité est réussi.
Une très jolie surprise accompagnait ces deux lectures: un savon et sa petite coupelle tout droits venus de chez Fragonard. Les couleurs du coffret et du porte-savon sont très harmonieuses et en parfait accord avec notre thème. L'odeur du savon est entêtante et j'ai hâte de l'essayer sous la douche, quand il fera moins beau, en souvenir des jours ensoleillés...
Mon amie a agrémenté ce colis d'un florilège de douceurs qui vont encore me faire prendre quelques grammes! Tant pis, il faut bien des réserves pour affronter l'hiver! Tout d'abord, des macarons à la framboise en provenance de Reims sont venus émoustiller mes papilles (j'adoooore les macarons!) puis la guimauve à la violette en a rajouté une couche, avant que des petits biscuits à la fleur d'oranger ne viennent apaiser ces saveurs sucrées. Et si j'ai encore une petite faim, il me reste des bonbons vegan trop mignons! Autant vous dire qu'avec tout ça, je ne risque pas de m'évanouir!
Pour finir, j'ai reçu un marque-page tulipe en origami, réalisé par ses petites mimines. Il n'était pas seul puisqu' accompagné par tout plein de marques-pages flèches qui vont m'être très utiles dans la reprise de mes études. Elle n'apparaît pas sur la photo pour préserver l'anonymat mais mon amie avait également imprimé une photo de nous deux lors d'une visite sur le bassin d'Arcachon avec un petit mot derrière. Une toute délicate attention...

Le déballage de ce Swap touche à sa fin. Je n'ai pas pris de photo du colis que je lui ai offert. Pour vous donner une idée il contenait Le cirque des rêves d'Erin Morgenstern, une pépite qui va, à mon humble avis, la ravir et Venise n'est pas en Italie d'Yves Calberac, un livre que je n'ai pas lu mais qui m'a paru idéal pour l'été, le genre d'histoire drôle pas très prise de tête. J'avais accompagné ce colis d'une trousse remplie de produits de beauté spécial été pour rester rayonnante en toutes circonstances! 

Un dernier mot adressé à mon amie pour la remercier chaudement pour cet échange livresque...

samedi 19 août 2017

Poil de carotte - Jules Renard

En résumé.

Poil de carotte a les cheveux si roux qu'on les pense rouge, il marche bizarrement et il a des réflexions qui débordent du cadre. Cela fait de lui l'enfant raté d'une famille qui se donne des airs bourgeois. Sa mère, une femme extrêmement antipathique, le rejette et profite de n'importe quelle occasion pour l'humilier. Son père brille par son absence. Grand frère Félix et Sœur Ernestine, plutôt que de protéger leur vilain petit canard, marchent dans le sillon de leur mère et ont choisi de faire de Poil de carotte un cobaye pour leurs expériences mal intentionnées. Alors le petit garçon va se construire comme il peut et on voit bien les dégâts que peuvent causer le manque d'amour et de tendresse des parents envers leur enfant.

Mon avis.

J'avais beaucoup aimé l'adaptation télévisée de Poil de Carotte par Richard Bohringer mettant en scène Fanny Cottençon dans le rôle de la mère Lepic et Antoine NGuyen dans le rôle de Poil de carotte. Ce film m'avait émue aux larmes tellement il est simple dans sa cruauté. Quand je suis tombée sur le célèbre classique dans une boîte à livres d'un parc de ma ville, j'ai eu envie de découvrir la version initiale de cette histoire. J'en ressors avec un sentiment plutôt mitigé et surtout pas à la hauteur du téléfilm.

Pour commencer, j'ai été surprise par l'articulation du livre. Celui-ci se découpe en très brefs chapitres qui sont en fait des tableaux de la vie du petit garçon, comme si Jules Renard avait choisi quelques extraits des railleries dont Poil de carotte était victime et nous les avait présentés, à la façon d'une salle d'exposition d'un musée de l'injustice. L'histoire n'a donc pas de fil rouge, et le tout paraît un peu décousu. D'ailleurs, on ne se sait quasiment rien des protagonistes. A chaque fois, une anecdote est choisie, et on a en quelque sorte une morale de l'histoire dans les dernières lignes. On sait que cette histoire naît dans les propres souvenirs de l'auteur. Peut-être a-t-il choisi certains faits particulièrement marquants pour les partager avec le lecteur via le personnage de Poil de carotte.

Ensuite, le livre est censée s'adresser à la jeunesse car il met en scène un petit garçon qui a des activités de petit garçon. Néanmoins, je reste très sceptique et c'est certain que je ne le ferais pas lire à mes enfants. Certes, l'histoire peut être servie à un jeune public, encore faut-il qu'elle soit accompagnée d'explications. J'ai été marquée par toute la violence qui se dégage de ces quelques pages. D'abord et bien sûr la violence affective et psychologique dont Poil de carotte est victime: on se moque de lui, on l'humilie, on ne l'aime pas, on le néglige et on le bat, juste parce qu'il ne présente pas comme les autres. On peut aller plus loin en parlant de violence physique mais cette fois-ci à l'encontre des animaux présents autour du jeune garçon. Ce dernier les tue et les réduit en bouillie (je pense notamment au tableau du chat), comme s'il transférait son déficit d'affection dans l'acharnement contre des bêtes inférieures à lui. Il se maltraite aussi puisqu'il veut se suicider, pour enfin échapper au courroux maternel. Toujours un classique jeunesse ? Alors que je referme le livre, je n'ai toujours pas trouvé les réponses aux questions que je me pose en ce qui concerne le tableau "Les joues rouges" où il est question de maître d'étude (Violone) qui embrasse sur le front un jeune interne alors que les autres sont censés être endormis. J'ai eu beau cherché sur Internet, je n'ai pas trouvé d'autres personnes qui euent été choqué par de tels agissements que je ne trouve pas si innocents que ça. Mais peut-être que cela relève d'une incompréhension de ma part... Toujours un classique jeunesse ? Au terme de ma lecture, j'en doute fort, à moins d'adapter le texte initial en texte jeunesse un peu plus léger.

Finalement, je ne sais pas trop si je me suis attachée au personnage de Poil de carotte. Évidemment, j'ai été touchée par toute l'injustice et toute la cruauté qui se dégagent du livre. Cependant, je n'ai pas réussi à me ranger du côté de Poil de carotte, peut-être parce qu'il m'a justement manqué de l'affect, ne serait-ce que de la part de l'auteur, qui aurait pu être distillé tout au long d'une histoire suivie. En fait, on se rend bien compte que Poil de carotte est sans arrêt rabaissé mais on n'a jamais accès à ses ressentis profonds, sauf dans les derniers chapitres au cours desquels il ose enfin se rebeller et verbaliser toute la haine qu'il éprouve contre sa mère. A ce moment-là, j'ai éprouvé de la peine.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Intéressant de connaître le texte initial qui a donné vie à ce personnage célèbre.
+ L'injustice du comportement de la famille Lepic à l'égard de leur petit dernier est dénoncée avec force.

- Toute la violence qui se dégage du récit n'est pas adaptée à un jeune public.
- L'articulation des chapitres fait de l'histoire quelque chose de morcelé (à l'image de Poil de carotte) et bride l'émotion qu'on peut ressentir à la lecture de ce classique.

Dernière infos.

Poil de carotte a été publié en 1894 et compte 157 pages. Il a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques, télévisées ou animées.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:

samedi 12 août 2017

Le temps est assassin - Michel Bussi

En résumé.

Clotilde, accompagnée de son mari et de sa fille, est de retour en Corse pour quelques vacances. Cela fait vingt-sept qu'elle n'a plus remis les pieds sur l'île de Beauté, suite à l'accident survenu le 23 Août 1989 - le fameux accident qui a fait d'elle une jeune orpheline avec la mort de ses parents et de son frère. Elle a souvent pensé à ce jour, ruminé le passé, revu les visages de ses proches alors que la voiture s'apprêtait à tomber dans le vide mais jamais elle n'a tourné la page. Alors qu'elle vient d'arriver au camping des Euproctes qu'elle fréquentait également avec sa famille lorsqu'elle était encore une adolescente, des signes pour le moins troublants ne cessent de la poursuivre. Entre autres, une lettre signée de la main de sa mère. Cette dernière serait-elle toujours vivante ? Les fantômes du passé n'ont pas fini de hanter Clotilde qui se retrouve, malgré elle, lancée dans la quête de la vérité.
Mon avis.

Michel Bussi est l'auteur à la mode et pourtant, je n'avais encore jamais lu ses romans policiers. Une amie, qui m'a toujours loué le style de l'auteur m'a offert Le temps est assassin, à la couverture ensoleillée et à la destination prometteuse, la Corse. Je me le gardais sous le coude pour la période estivale et j'ai bien fait, c'est typiquement le genre d'histoire qu'on a envie de lire en quelques jours sur un transat, à la plage ou au bord de la piscine. 

Car il faut bien dire que ce livre fait partie de ceux qu'on n'a plus envie de lâcher lorsqu'on a lu les premières pages. L'histoire est bien ficelée, et on se surprend à croire aux fantômes. Alors on a hâte d'en venir à bout pour comprendre le passé et pour que Clotilde retrouve un peu de souffle car il faut bien dire qu'elle va de déconvenue en déconvenue. Au niveau de la forme, l'auteur nous plonge carrément dans la Corse telle qu'on la connaît. Les descriptions des lieux sont documentées (pas étonnant, Michel Bussi est géographe!), on retrouve aussi les clans corses, leur vision de la famille, les histoires qui peuvent naître du conflit entre exploitation touristique pour en tirer de l'argent et protection des paysages merveilleux de l'île. L'intrigue est donc en totale cohérence avec son contexte, ce qui rend encore plus réaliste le récit. En ce qui concerne le fond, l'histoire est vraiment riche avec ses nombreux personnages qui nous sont présentés en deux temps. On est embarqués d'une part dans le récit des pseudo vacances (il faut dire qu'on a déjà vu mieux) de Clotilde en 2016, d'autre part dans le journal intime que Clotilde a écrit en 1989 et lu par un mystérieux inconnu qui laisse toujours un petit commentaire cynique à la fin de chaque chapitre. Le lecteur a donc accès à la mémoire de Clotilde, ce qui fait qu'on se sent un peu omniscient et qu'on peut déjà faire quelques hypothèses sur le dénouement. Tout comme les personnages, les rebondissements sont nombreux, peut-être un peu trop. Certes, ils rythment l'histoire et font qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde mais parfois ils sont un peu trop tirés par les cheveux.

Cela rejoint ma deuxième impression, ce petit arrière-goût que l'on a quand on mange des fruits rouges: d'abord c'est sucré puis ça devient vite acide et ça pique. Et bien c'est un peu pareil pour ce livre. J'ai vraiment bien aimé ma lecture car j'y ai trouvé ce que j'étais venue y chercher. Cependant, la fin m'a laissée un peu perplexe et déçue, avec un goût amer cette fois-ci. Je trouve que le dénouement n'est pas à la hauteur de l'intrigue. J'avais deviné certains pans de l'intrigue même si je pense que c'est bien trop imbriqué pour qu'on puisse en découvrir le tout. La vérité sur le drame est un peu bizarre. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler ceux qui ne l'ont pas encore lu mais un élément de l'histoire m'a vraiment laissée sceptique. Or, j'aime quand l'histoire est cohérente jusqu'au bout et qu'elle reste dans son réalisme jusqu'à la fin. Les dernières pages m'ont paru très vite tournées, j'attends toujours un dialogue qui ne viendra jamais. C'est ce que je trouve souvent dommage avec ce genre de livre: alors que l'intrigue est très développée, la fin est souvent bâclée comme si parce qu'on avait appris l'identité du meurtrier, on n'avait juste envie de refermer le livre. Je ne réagis pas comme ça, je m'attache aux personnages et j'aimerais continuer de les suivre pendant quelques autres chapitres.

Dans tous les cas, ne restez pas sur mes impressions négatives. Malgré cette petite déception, c'est une bonne lecture, idéale pour ces vacances. D'ailleurs, c'est typiquement le genre d'histoire qui pourrait être adaptée pour le petit écran, du genre des sagas estivales qui rythmaient l'été il y a quelques années. 

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Un contexte (la Corse) étudié en profondeur et très réaliste.
+ On ne risque pas de s'ennuyer au milieu de tous ces personnages et de tous ces rebondissements.
+ Les choix narratifs participent au suspense. 

- Lé dénouement un peu tiré par les cheveux et qui atténue l'enthousiasme qu'on a ressenti au cours des précédentes pages.

Dernières infos.

Le temps est assassin a été publié en 2016 et compte 615 pages. Si vous tombez sous le charme de l'auteur, il a écrit plein d'autres bouquins donc Nymphéas noirs, N'oublier jamais, Maman a tort ou encore Ne lâche pas ma main.

 Ma note.

 Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:
Défi lecture 2017 - Consigne 59: Un roman comportant un plan (carte) réel ou fictif. (25/80)

jeudi 10 août 2017

Throwback Thursday - Continent

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Continent.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Kafka sur le rivage
Haruki Murakami
Faute de temps, je n'ai malheureusement pas pu participer à ce rendez-vous au cours des dernières semaines. Je vais tenter de me rattraper cette semaine avec ce thème qui nous promet de partir en voyage! Pour ma part, j'ai choisi de vous emmener au pays du soleil levant avec cet auteur qu'on ne présente plus, Haruki Murakami. Nombreux(ses) sont les lecteurs(rices) à l'avoir lu, j'attends donc vos commentaires car pour moi, ce fut une amère déception.

Résumé: L'histoire d'un jeune garçon de quinze ans qui fuit sa maison natale suite à une prophétie proférée par son père: "Tu tueras ton père et tu coucheras avec ta mère et ta sœur". Sur sa route, il rencontre un vieillard amnésique qui a été lui aussi contraint de quitter sa ville d'origine après avoir tué un serial-killer de chats. La réunion de ces deux destins provoque des événements pour le moins étranges et magiques: pluie de sangsues, etc...

Mon avis: C'est sûr qu'il ne faut pas vraiment s'attendre à du rationnel dans cette histoire... Le pouvoir des symboles et des métaphores y est très prégnant et il vaut mieux les comprendre pour entrer dans l'histoire... ce qui ne fut malheureusement pas mon cas. Je me suis vite sentie perdue au milieu de tous ces événements inexplicables. Je ne comprenais plus les liens ni le symbolique. Peut-être une relecture m'aiderait-elle à y voir plus clair... En tout cas, ne vous fiez pas à mon avis négatif car j'ai pu lire un tas d'avis élogieux et ce livre a été un véritable succès.

samedi 5 août 2017

La gloire de mon père - Marcel Pagnol

En résumé.

La gloire de mon père est le premier tome des Souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol - une saga qui rassemble quatre volumes autobiographiques surtout centrés sur l'enfance de l'Académicien. Fils de Joseph, un instituteur passionné et de Joséphine, une couturière toute en délicatesse, le petit Marcel se livre sur ses vacances et ses jeux d'enfant, en ce début des années 1900, lorsque toute la famille décide de louer une vieille bâtisse dans l'arrière-pays marseillais. Depuis les les jeux d'Indiens avec son frère Paul à l'ouverture de la chasse, on entre dans les souvenirs d'un jeune garçon qui sort de son innocence et découvre peu à peu que les adultes aussi peuvent mentir.

Mon avis.

J'ai décidé de commencer mes lectures estivales avec Marcel Pagnol. Quand j'étais plus jeune, je me souviens avoir regardé à plusieurs reprises à la télévision La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, à tel point que je connais les films presque par coeur. J'en étais restée aux écrans et jusqu'à présent, je ne m'étais jamais lancée dans la version écrite de l'histoire. Pour moi, ces films et maintenant ce premier tome, reflètent la lumière et la chaleur du Sud, je parviens même à entendre le chant des cigales, à sentir l'odeur de la vieille maison de vacances et à voir Marcel et la famille en train de jouer aux milieu des collines asséchées par le soleil. Idéal pour un début de mois de Juillet!

La plume toute en finesse de Marcel Pagnol fait de ce premier tome un condensé de charme et d'innocence. Dès les premières pages, on se love dans un cocon de douceur comme si on était un peu coupé du monde, sans télévision ou autre appareil électronique. Je me sens un peu nostalgique de cette époque (que j'ai peu connue) où les jeux d'enfants n'étaient pas sur écran et où on se glissait encore dans la peau d'un vieux chef Comanche, même à douze ans. J'ai beaucoup apprécié la scène de l'aménagement de la maison de vacances, lorsqu'il a fallu transporter tous les meubles dans une sorte de brouette tirée par un cheval qui ne voulait plus trop avancer à force de montées sous la chaleur. Quand je pense à ces épisodes, j'ai immédiatement la musique du film qui me vient à l'oreille et ce sentiment de vraie liberté, où partir à deux heures en cheval de chez soi était déjà un exploit, à l'heure où l'autre bout de la planète nous est accessible en seulement quelques heures.

J'ai un peu moins apprécié la scène de la chasse à la bartavelle qui est pourtant devenue une référence incontournable lorsqu'on pense à Marcel Pagnol. Ce n'est pas l'aspect chasse à proprement parler qui m'a rebutée mais plutôt les descriptions parfois un peu trop longues à mon goût. En revanche, ce que j'ai aimé est que l'ensemble des anecdotes nous donne une idée du quotidien à cette époque, de la place de chaque membre de la famille, entre une Augustine et une Rose (sa soeur) qui restent à la maison préparer le casse-croûte et les hommes, Joseph et Jules (son beau-frère) qui partent à la chasse. On y retrouve aussi le rôle primordial de l'instituteur à cette époque qui s'érige en pur défenseur de l'enseignement laïc. Il ne faut pas oublier qu'on vient de voter la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905). C'est aussi une sorte de classe moyenne qui est en train de se créer avec ces deux familles qui ont les moyens de partir en vacances et de louer une maison, toute rustique qu'elle est. C'est en cela que la plume de Marcel Pagnol est intéressante: elle replace ses propres souvenirs d'enfant un peu naïf dans ce contexte de début XXème.

Si vous ne savez pas encore quel livre emporter pour ces vacances au bord de la plage, je vous conseille celui-ci ! Vous ne pourrez qu'apprécier de vous mettre dans la peau d'un enfant qui découvre les grandes vacances au milieu des vastes collines de Provence. Déconnexion avec le temps présent assurée !

D'un coup d'oeil, les plus, les moins.

+ Un charme suranné qui se dégage du livre.
+ L'intelligence de la plume de l'auteur.
+ L'ensemble des sentiments positifs qui innondent chaque page: innocence, pureté, joie, liberté, candeur...
+ Le dépaysement que l'on ressent pendant la lecture: on se croit en vacances, sur un hamac, en train d'écouter les cigales!

- Quelques scènes (dont la scène de la chasse) sont un peu longues.

Dernières infos.

La Gloire de mon père a été publié en 1957. Le livre compte 216 pages. Il est suivi du Château de ma mère, du Temps des Secrets et du Temps des Amours. Il a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1990.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: