samedi 15 juillet 2017

Le revenu de base, une idée qui pourrait changer nos vies - Olivier Le Naire et Clémentine Lebon

En résumé.

Le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) définit ainsi le revenu de base: "un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d'autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle de ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement". En d'autres termes, la possibilité pour chacun d'obtenir un revenu mensuel, de la naissance à la mort, qui serait le même pour tous et ne se baserait donc pas sur condition de ressources. Le revenu de base ou le revenu universel, les appellations sont nombreuses, est au cœur de l'actualité. Pourtant, cette idée n'est pas nouvelle, elle fait même débat depuis des siècles. Les défenseurs sont aussi nombreux que les détracteurs, les avantages aussi nombreux que les peurs et les craintes. Les deux auteurs proposent donc de revenir en profondeur sur ce projet de société et d'en analyser tous les pans. S'attardant à la fois sur les pour, à la fois sur les contre, leur regard se veut neutre afin d'informer le plus objectivement possible le citoyen.

Mon avis.

Cela fait déjà un moment que je m'intéresse au revenu de base. Il a été mis à l'agenda (quoique insuffisamment) avec la campagne présidentielle mais ce n'est pas un sujet neuf. Nombre d'associations/de mouvements s'y intéressent depuis un bon bout de temps. Enfin, on ose penser que cette idée qui paraît dans un premier temps utopique pourrait nous sortir de l'impasse économique dans laquelle on se trouve. Non seulement, les inégalités ne cessent de se creuser - c'est d'ailleurs parce que j'avais envie de découvrir des moyens de lutter contre ça que j'en suis arrivée à me renseigner sur le revenu de base - mais la raréfaction du travail est en marche. Le revenu de base fait aussi parti d'un mouvement plus global de changement de la société dans lequel le travail n'est plus au centre de nos modes de vie. L'idée serait d'avoir un pécule mensuel qui nous permettrait de choisir et d'être enfin libres (pour moi, la vraie liberté se situe dans notre rapport au travail). Il permettrait aussi de se concentrer sur l'essentiel et d'essayer de sortir de nos modes de consommation à outrance. Voilà pour les arguments en faveur d'un revenu de base. Les détracteurs s'interrogent sur son financement et sur l'encouragement à l'oisiveté. Dans tous les cas, il faut savoir que le revenu de base peut tout aussi bien servir les intérêts des libéraux que les intérêts des alter-mondialistes. Tout dépend comment on le conçoit et surtout dans quel but.

J'ai été un peu longue mais il me paraît essentiel d'en avoir quelques notions avant de se précipiter sur le livre que je vous présente aujourd'hui. Même si j'avais déjà débroussaillé le sujet, je n'avais jamais lu de livre reprenant le débat. J'ai donc apprécié ma lecture car j'en ai appris encore plus et surtout j'ai apprécié le ton des auteurs qui est neutre et qui laisse la place aux arguments des sceptiques. J'estime que pour se faire un avis sur un sujet, il faut d'abord en connaître les tenants et les aboutissants. Les auteurs reviennent de façon claire et intelligible sur l'histoire du revenu de base et ses différentes définitions, notre conception du travail, comment on pourrait le financer, les expériences des pays qui ont tenté de le mettre en place. Chaque argument est détaillé et argumenté. A la fin du livre, on retrouve toute une bibliographie fournie sur le sujet (qui renvoie aux notes tout au long du livre). Si on souhaite creuser le sujet, il n'y a plus qu'à...

Si le thème vous intéresse, je ne peux que vous conseiller la lecture de cet ouvrage qui est une très bonne entrée en matière pour se renseigner sur les différentes pistes de ce projet de société alternatif. Il se lit très rapidement en raison du nombre de pages peu élevé, l'écriture est simple et concise. Impossible de n'y rien comprendre!

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Le ton objectif qui permet au lecteur de se faire son propre avis.
+ L'écriture simple et accessible.
+ Les nombreuses références qui nous donnent la possibilité d'approfondir.

- Je n'en trouve pas. C'est un essai dont le but est d'informer. Difficile donc de juger quelque chose de neutre.

Dernières infos.

Ce livre a été publié en tout début de cette année 2017 et compte 156 pages.
Si vous avez envie d'en savoir plus ou si vous commencez tout juste à vous intéresser au sujet, voici quelques liens qui pourraient vous aider à y voir plus clair:
* Site du Mouvement Français pour un Revenu de Base (vous y trouverez tout un tas d'informations!)
* La page des Colibris dédiée au revenu de base avec un ensemble de vidéos qui présente les notions basiques.
* Une vidéo très courte de Dessine moi l'éco.
* Une autre petite vidéo de Décod'Actu.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 32: un livre publié cette année. (22/80)

dimanche 9 juillet 2017

L'humanité disparaîtra, bon débarras! - Yves Paccalet

En résumé.

Yves Paccalet est philosophe de formation et passionné de nature. Il participe à partir des années 70 aux expéditions du Commandant Cousteau. Ce sont très certainement ces expériences qui vont lui donner le goût des grands espaces et l'inspiration pour les nombreux ouvrages qu'il va publier, tous des odes à la vie et à notre rapport à la nature. Il a rédigé de nombreux articles sur les mêmes thèmes pour la presse et a participé à plusieurs émissions télévisées. Il est aussi connu pour son engagement politique et écologique (il a fait partie pendant quelques années d'Europe Ecologie Les Verts). Ces quelques lignes me semblaient nécessaires pour replacer dans son contexte l'écriture de ce pamphlet dans lequel il exprime tout son désarroi quant à l'impact de l'Homme sur son environnement et son avenir. Il énumère les possibles causes de la disparition de l'espèce humaine, employant un ton franc et pessimiste. Alors que tout au long de sa carrière, il a toujours tenté de faire preuve d'optimisme, il a décidé dans ces quelques pages de ne plus l'être et de dire la vérité, afin de réveiller les consciences.

Mon avis.

Pour la petite anecdote, mon amoureux a décidé de m'offrir ce livre pour me remonter le moral, alors que je traversais une période un peu chahutée. Avec un chapitre s'intitulant "Treize bonnes raisons de mourir", je ne suis pas sûre que c'était le meilleur des antidotes (le chocolat aurait été plus approprié). J'ai tout de même apprécié ma lecture (et le geste de mon amoureux). Ce livre est assez connu, très certainement le plus connu des œuvres de l'auteur. J'ai pu lire des avis mitigés, les avis négatifs portant sur les reproches qu'il fait à l'humanité qui n'obéirait qu'à ses bas instincts. Même si je comprends que certains aient pu être choqués, je reste tout de même sur une impression positive suite à ma lecture.

Vous l'avez peut-être compris, la protection de l'environnement est pour moi une cause primordiale et incontournable, à la fois pour notre présent mais aussi pour l'avenir de l'humanité. J'ai donc été sensible au discours d'Yves Paccalet qui en connaît un rayon sur l'état de notre biodiversité sur ces dernières années. Même si le ton est dur et l'humour noir, j'ai aimé la franchise de l'auteur. Parfois je me suis sentie un peu gênée mais de façon générale, il prêche la convaincue que je suis. Il faut agir mais agir vite et surtout prendre conscience de l'ampleur des dégâts. Entre autres, les principaux enjeux portent sur la surpopulation, le réchauffement climatique, la déformation des paysages (à force de bétonner et détourner des cours d'eau), la possession de l'arme nucléaire, la pénurie des denrées et les migrations climatiques qui apporteraient des guerres pour l'accès au vital. Autant de faits qui font peur, surtout qu'ils peuvent se cumuler.

Le livre est concis et c'est d'ailleurs ce qui fait la force du message. En peu de pages, l'auteur nous sert (à raison) un discours alarmiste et étayé par des faits provenant d'études scientifiques si peu portées à l'agenda. La pensée est accessible afin que le message le soit aussi. On ne peut rester insensible au constat qui est dressé. Comme toujours, il s'agit ensuite de savoir quoi faire. J'ai conscience que les arguments des écologistes (les vrais) sont parfois moralisateurs et peu audibles, faisant porter la culpabilité sur des gens qui n'ont rien demandé. On peut aussi se sentir démunis face aux changements colossaux qui sont en train de se produire, surtout lorsque les plus grands de ce monde semblent inactifs. Néanmoins, je pense qu'il faut rester informés, comme en lisant ce genre d'essai par exemple, qui, certes, n'est pas des plus réjouissants, mais qui forge notre conscience de citoyen. Il faut aussi, par petites touches et probablement à la marge, essayer de changer nos habitudes de vie et d'analyser nos modes de consommation.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ La force de la pensée de l'auteur qui se veut franche et concise.
+ Les propos sont documentés et argumentés.
+ La plupart des sujets décisifs est abordée.

- Certains propos vont peut-être parfois un peu trop loin et m'ont gênée.

Dernières infos.

Ce livre a été publié en 2006 (mais il est incroyablement d'actualité!) et compte 191 pages. Voici le lien vers le blog d'Yves Paccalet.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 53: un livre dont le titre est une phrase. (21/80)
ABC 2017 - Lettre P (12/26)

jeudi 6 juillet 2017

Throwback Thursday - Wild Life

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Summer Party.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Le vieux qui lisait des romans d'amour
Luis Sepulveda
Il y a quelques semaines, j'ai terminé la lecture de ce petit classique très intéressant, bien que trop court, et je me suis dit qu'il ferait très bien l'affaire pour le thème de la semaine. D'ailleurs, la couverture en est une illustration parfaite. 

En résumé: Antonio José Bolivar habite une petite île d'Amérique Latine exploitée par les colons pour ses réserves d'or et autres matières dites précieuses parce que très demandées pour satisfaire les désirs de consommation de la minorité. Lorsqu'un des colons est assassiné, les Indiens vivant reclus sur l'île sont immédiatement accusés. Seul le vieux, Antonio José Bolivar, qui aime les romans d'amour et qui connaît bien les habitants, la faune et la flore de l'île reconnaît dans la blessure la griffure d'un félin. Une lutte s'engage alors entre les hommes et les animaux.

Mon avis: Voici un roman très puissant sur les idées qu'il véhicule, à savoir la dénonciation du pillage de ces endroits d'Amazonie qui vient déranger tout un écosystème pour satisfaire l'ego de quelques hommes sur Terre, la menace qu'ils représentent pour les animaux peu habitués à cotoyer ce genre d'énergumènes qui veulent leur peau. L'auteur aborde aussi les rapports entre colons et Indiens, traités avec mépris (c'est le moins qu'on puisse dire) et accusés d'être responsable de toutes les injustices. L'écriture est limpide et on voit directement où veut en venir l'auteur. Il ne reste plus qu'à méditer sur le sujet et se dire que ce genre de situation est toujours d'actualité...

samedi 1 juillet 2017

Quarante tentatives pour trouver l'homme de sa vie - Rachel Corenblit


En résumé.

Lucie est une trentenaire, institutrice et célibataire, séparée de son ex-conjoint depuis trois ans. La solitude lui pèse grandement. Alors, sans relâche, elle recherche son âme sœur, elle pense la reconnaître partout: parmi le personnel masculin de son école, dans des speed-dating, chez des amis, dans le parc et même devant l'Amour est dans le pré. Quarante chapitres, autant de tentatives pour trouver l'homme de sa vie...

Mon avis.

Je suis tombée sur ce livre un peu par hasard à la bibliothèque. J'ai été attirée par le titre, la couverture et le résumé au dos du livre qui m'ont donné l'impression d'un livre assez frais, drôle, bref parfait pour les beaux jours qui arrivent! Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman d'amour. J'avais donc hâte de voir comment le thème allait être traité.

Finalement, cette lecture n'a pas vraiment été conforme a mes attentes. Pour autant, je l'ai apprécié. Le thème est abordé avec cynisme et se rapproche de la réalité. Malheureusement pour Lucie, ce livre ne parle pas d'amour mais plutôt de non-amour. Elle a beau chercher, elle ne trouve pas, elle vit seule, se couche seule et le coup de foudre comme le vendent les sites de rencontre ne vient pas. Ce n'est pas faute d'y croire et de s'imaginer qu'il viendra à elle comme dans les contes de fées. Vous voyez, le tableau est plutôt sombre et il va le rester. Alors que j'avais envie d'une histoire qui se finisse bien, j'ai vraiment apprécié qu'elle se finisse mal. Enfin, on décrit les espoirs déçus de combien de femmes (et d'hommes). Quand on cherche, qu'on s'imagine qu'IL peut être partout et qu'on est peut-être en train de passer à côté de quelque chose, tous ces moments à se dire "et si...". Pour combien de personnes est-ce difficile de trouver chaussure à son pied (clin d’œil à la couverture) alors que cela semble si facile pour les autres ? Il ne suffit pas de rencontrer des hommes/femmes pour en tomber amoureux et Lucie le sait bien. A l'heure où le monde entier est hyperconnecté, il est paradoxalement très difficile de trouver son âme sœur, voilà aussi ce dont témoigne ce livre.

Le rythme est enlevé, les chapitres sont courts et les pages vite tournées. Je l'ai un peu regretté car j'aurais aimé m'attacher davantage à notre jeune célibataire. Les différentes tentatives sont décrites et on s'imagine bien toute la souffrance qu'elle doit ressentir mais son personnage n'est pas assez fouillé. J'aurais aimé que ses sentiments soient approfondis et que l'histoire soit un peu plus humaine. On assiste froidement aux scènes, le tout forme une accumulation de tentatives comme si les chapitres n'étaient que les photographies de ces instants. Et finalement l'ensemble manque de liant, d'un fil rouge. Je pense que c'est la raison pour laquelle j'ai oublié pas mal de choses depuis que j'ai refermé le livre, je n'ai pas été marquée émotionnellement et d'ici quelques mois, j'e n'aurai plus aucun souvenir.

Lorsque vous croiserez ce livre, ne vous attendez pas à la lecture feel-good mais que cela ne vous fasse pas fuir! La réflexion générale est intéressante.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Le thème général.
+ Le réalisme de l'intrigue.

- La rapidité de lecture, l'intrigue aurait mérité un peu plus de profondeur.
- Du coup, cela nous conduit à oublier très vite cette histoire qui ne nous laisse déjà pas un souvenir impérissable.

Dernières infos.

Ce livre a été publié en 2015 et compte 208 pages.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 25: un livre emprunté à la bibliothèque ou à un proche. (20/80)

samedi 24 juin 2017

Miss Alabama et ses petits secrets - Fannie Flagg

En résumé.

Maggie, résidant à Birmingham aux Etats-Unis et travaillant dans une petite agence immobilière en a assez de la vie. Elle qui a été une icône pour l'Alabama lorsque jeune, elle a concouru pour le titre national de Miss America, pense que tout le bonheur est derrière elle. C'est la raison pour laquelle elle a pesé le pour et le contre, et la conclusion est qu'elle va mettre fin à ses jours. Alors qu'elle est en train de minutieusement préparer son départ en cachette, sa collègue et amie Brenda l'invite le jour du suicide planifié à un spectacle organisé par la ville de derviches tourneurs, ces danseurs turcs aux longues jupes. Maggie ne peut tout de même pas laisser son amie y aller seule. Tant pis, sa mort ne sera reportée que de quelques jours. Finalement, de tels événements vont régulièrement avoir lieu, si bien que le jour du suicide est sans arrêt reporté.

Mon avis.

J'avais beaucoup entendu de parler de Fannie Flagg et j'avais en tête les couvertures de Beignets de tomates vertes ou encore de La dernière réunion des filles de la station service. Par conséquent, lorsque je suis tombée sur des livres de Fannie Flagg à la bibliothèque, j'ai eu envie de me faire mon propre avis. J'ai commencé par Miss Alabama et ses petits secrets car la quatrième de couverture semblait prometteuse. Je ne vous le cache pas plus longtemps, ce fut une grosse déception.

Tout d'abord, j'ai éprouvé beaucoup de difficultés pour rentrer dans l'histoire. J'avais déjà lu une quarantaine de pages mais il a fallu que je reparte à la première page et relise tout car je n'arrivais pas à m'imaginer le décor et les personnages. En fait, je n'y suis jamais parvenu. Certes, ces derniers jours ont été chargés mais il m'a fallu DEUX semaines pour lire les quatre-cent pages, ce qui est inhabituel chez moi. Les raisons à cela sont un rythme lent, des réflexions assez niaises, la présence de détails inintéressants et l'intrigue qui ne décolle pas. On y croit un peu vers le milieu du bouquin grâce à un petit rebondissement mais finalement, le soufflet retombe aussitôt et je me suis autant ennuyée que dans la première partie.

Je ne peux pas tout vous révéler car je me dois de ménager le peu de surprise présent dans le livre mais je trouve que les faits sont peu réalistes, autant que les décisions des personnages. J'ai même dû à un moment donné rechercher dans le début de l'histoire les raisons pour lesquelles Maggie souhaite se suicider, sans trouver la réponse. Cette dernière n'est pas particulièrement déprimée mais elle prend quand même cette décision irrévocable. De même les pages concernant sa participation à Miss America sont ennuyeuses et sans grand intérêt et n'apportent finalement rien à l'intrigue. L'auteur s'est engagée sur trop de terrains différents: les droits des Noirs aux États-Unis (via le personnage de Brenda), le suicide de Maggie, l'enquête (je ne vous en dis pas plus), la vie d'Hazel, la concurrence de Babs Bigington, la place des femmes (dans ce roman, il n'y a que des personnages féminins) si bien que le tout paraît superficiel. On n'est pas spécialement perdu dans les personnages car ils sont tellement caricaturaux qu'on ne peut pas les confondre mais on se perd dans les sujets évoqués. Le tout est traité avec trop de légèreté et le peu de rebondissements est évacué en quelques pages. Ce qui me rassure est que j'ai lu sur divers blogs des critiques semblables à la mienne. Ce roman a l'air d'être une déception généralisée.

En conclusion, ce qui est censé être un roman feel-good m'a plutôt donné envie de me rouler en boule sous un coussin tellement je me suis ennuyée. Par conséquent, je suis un peu moins sûre de me lancer dans Beignets de tomates vertes, même s'il a reçu un peu plus d'éloges.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ On ne se perd pas dans les personnages.

- La multitude des sujets évoqués qui rend l'ensemble superficiel car ces derniers sont trop vite évacués et traités avec trop de légèreté.
- La niaiserie et le côté caricatural des personnages.
- Le rythme lent de l'intrigue.
- L'intrigue en elle-même qui manque de souffle et de vitalité.

Ma note.
Challenges.
Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 7: un livre dont le personnage principal est une femme (19/80) 
ABC 2017 - Lettre F (11/26)

mercredi 21 juin 2017

Throwback Thursday - Summer Party

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Summer Party.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

La gloire de mon père
Marcel Pagnol
En ces jours très estivaux de part le soleil et les températures qui nous rendent un peu léthargiques, il ne m'a pas été très difficile de trouver l'inspiration pour le thème de cette semaine. Dès que l'été arrive, les images d'un Marcel Pagnol marchant dans les collines provençales me viennent en tête. Elles ont bercé mon enfance et je pense que je connais les films par cœur. Je présente ici La Gloire de mon père mais je pense aussi au Château de ma mère, au Temps des secrets et aux Temps des Amours.

En résumé: Marcel Pagnol consigne dans ces quatre livres ses souvenirs de vacances, lorsque avec sa famille ils se réfugiaient dans une maison provençale typique, à l'abri du monde et de la chaleur. Il raconte les promenades dans la garrigue, les parties de chasse avec son père, ses flirts d'enfant et les jeux avec son frère. Quatre récits autobiographiques qui plongent le lecteur dans l’insouciance de l'enfance.

Mon avis: Ce que j'aime par dessous tout lorsque je me plonge dans l'univers de Marcel Pagnol est la tendresse qui émane des personnages mais aussi des scènes qu'il raconte au lecteur. Le style d'écriture est d'une authenticité touchante et on finit par être nostalgique de cette époque où les écrans n'avaient pas encore remplacé tous les jeux insouciants en pleine nature. Lire Marcel Pagnol est faire une pause dans le temps et dans l'espace, se lover dans un hamac sous un arbre en fleurs, dîner tard le soir avec pour seule musique le chant des cigales et partager des moments précieux avec ses proches. Je ne vais d'ailleurs pas tarder à faire un petit tour dans ce monde onirique!

vendredi 16 juin 2017

Un trombone rouge - Kyle MacDonald

En résumé.

Alors que Kyle MacDonald est au chômage, il essaie de trouver un moyen de gagner de l'argent et surtout d'offrir une maison à sa compagne. Il se souvient de conversations au sujet du troc et ce projet d'échanger un objet contre un autre de valeur supérieure afin d'obtenir gratuitement un objet incroyable et surtout très éloigné de la valeur de la mise de départ: parier peu pour obtenir beaucoup. Alors pourquoi ne pas se laisser embarquer dans cette folle histoire? Ses yeux tombent sur un trombone rouge, ce sera le premier objet d'une longue chaîne. Désormais, voici son objectif: un trombone rouge, un an pour le troquer, un an pour obtenir une maison. Une aventure qui va l'amener à sillonner toute l'Amérique du Nord.

Mon avis.

J'avais déjà entendu parler de cette histoire vraie, il y a quelques temps, mais je ne savais qu'elle avait fait l'objet d'un récit écrit. Je l'ai découvert lors d'Un Throwback Thursday consacré à ces livres un peu O.V.N.I que nous cachons dans nos bibliothèques. Cammy du blog I believe in Pixie Dust avait fait l'excellent choix de présenter ce livre. J'ai tout de suite vu qu'il était disponible sur Kindle à un prix très raisonnable alors je n'ai pas hésité bien longtemps pour me plonger dans sa lecture.

Je confirme, c'est un livre un peu O.V.N.I. Premièrement parce que nous n'avons pas l'habitude d'entendre ce genre d'histoire. A l'heure où l'argent est roi, comment s'imaginer qu’on peut acquérir une maison sans la monnayer ? Il me semble que le troc est très sérieusement étudié par une branche de l'économie et que celui-ci fait l'objet de théories sur ses conditions de fonctionnement. Il faudrait que je fasse quelques recherches pour vous en parler un peu plus; néanmoins, je trouve que le sujet est très intéressant. La seule chose qui m'a questionnée pendant tout le livre est l'appui des média dont Kyle a bénéficié. Bien sûr, il n'est parti que d'un trombone rouge et a réalisé les trocs suivants à la sueur de son front mais rapidement (et à juste titre), son projet est devenu célèbre et les média ont vite fait d'en parler à la radio, à la télévision, ce qui a offert à Kyle des opportunités de trocs incroyables et irréalisables s'il n'avait pas été médiatisé. Je me suis donc demandée si tout le monde pourrait se lancer dans une histoire telle. Le troc deviendrait banal, les média ne s'y intéresseraient plus et les offres incroyables n'auraient pas lieu. Du même ordre, certaines personnes ont proposé à Kyle un objet d'une valeur supérieure, non pas parce que l'objet initial les intéressait mais parce qu'ils souhaitaient faire réussir Kyle. Bien sûr, la part affective est à prendre en compte mais biaise finalement le projet global qui s'en tient à un échange d'objet contre un autre objet.

La deuxième raison pour laquelle ce livre pourrait être qualifié d'O.V.N.I est que le style d'écriture est assez étrange. Kyle écrit comme il parle, ce qui fait que je n'ai parfois pas tout compris. Le livre a fait l'objet d'une traduction en un français que je présume québécois. D'où la formulation des phrases qui m'a semblé un peu étrange et certains mots que je n'avais jamais rencontrés auparavant: "quétaine", "croquer" (dans un sens qui n'a rien à voir avec l'alimentation) et bien d'autres. Il se dégage de ce livre une impression agréable de simplicité, de naturel, de "je me lance dans quelques chose et je vais bien voir ce qui se passe". On retrouve dans la façon dont Kyle aborde les choses quelque chose de très américain, à la cool, sans se prendre la tête et sans peur du lendemain tout en ayant l'esprit entrepreneur et conquérant.

J'ai vraiment apprécié la philosophie autour du projet de Kyle. Lors de chaque troc, il veillait bien sûr à ce que l'objet qu'on lui proposait soit de valeur supérieure pour atteindre son but mais ce qui comptait avant tout était de faire plaisir à la personne qui allait recevoir son objet à lui. Ainsi, il prenait soin de toujours bien choisir la personne avec qui il allait faire affaire. Au-delà de l'objectif d'acquérir une maison, il était soucieux de faire de belles rencontres humaines, de se faire plaisir et de faire plaisir. C'est très certainement ce supplément d'âme qui l'a conduit à être autant médiatisé.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ L'originalité du projet et la belle aventure humaine.
+ La philosophie de Kyle qui n'a pas été une pure logique marchande.
+ La présentation du livre avec toutes les photos des trocs.

- Un style écriture qui m'a un peu paumé à certains moments.

Dernières infos.

Un trombone rouge a été publié en 2007 et compte 309 pages.
Voici un lien vers le projet de Kyle. Vous y trouverez le lien vers le site original qui a mené Kyle à tous ces échanges, une conférence Ted qu'il a donnée sur le sujet et toutes les photos de ces divers trocs.

Ma note.
Challenges.
Cette lecture me permet d'avancer dans ce challenge: 

dimanche 11 juin 2017

Harry Potter et l'Ordre du Phénix - J.K Rowling

En résumé.

Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est de retour, Harry en a été témoin. Seulement voilà, personne ne le croit, ni le ministère de la magie, ni ses camarades de classe, ni la communauté des sorciers. Pire, on essaie de lui mettre des bâtons dans les roues pour l'empêcher de raconter la vérité. Seuls les incontournables lui restent fidèles mais c'est suffisant pour que la défense s'organise. Alors que sa cinquième année est sur le point de commencer, il ne s'est jamais senti aussi anxieux à l'idée de repartir à Poudlard. Il sait que cette année va être décisive dans le combat contre son ennemi juré mais aussi dans son parcours de sorcier.

Mon avis.

J'avais vraiment été conquise par le quatrième tome. Malheureusement, mon impression est un peu plus mitigée pour ce cinquième opus. Lors de ma première lecture du phénomène, j'avais ressenti la même chose: je suis moins emballée par les derniers tomes qui deviennent beaucoup plus sombre. On perd l'ambiance un peu naïve de Poudlard pour pénétrer dans le cœur de l'intrigue. On grandit avec les personnages, d'où la complexification de l'histoire et l'évolution plutôt négative des événements. 

Ce cinquième tome doit donc sa longueur à ce qu'il a de fondateur pour la suite de l'histoire, à savoir l'installation du décor et de l'ambiance autour de la bataille finale. A mes yeux, voilà son seul intérêt car je me suis finalement un peu ennuyée au cours de ma lecture, cela me coûte de l'admettre car ce genre de sentiment est très rare pour un Harry Potter. J'ai aussi eu du mal à supporter toute l'injustice et la colère qui dominent le déroulement des faits. D'une part, nous avons l'arrivée d'Ombrage, le déni de la plupart des sorciers quant au retour du mage noir; d'autre part, nous avons l'adolescence de Harry qui le conduit à adopter une attitude très revancharde, parfois un peu méprisante et autoritaire vis-à-vis de ceux qui souhaitent l'aider, la colère qu'il éprouve contre Dumbledore qui est à mon sens inappropriée. Pour moi qui vit à chaque fois tout intensément, je me suis sentie un peu mal à l'aise à certains moments, sortant de mes épisodes de lecture un peu en colère. 

Cepndant, les codes des tomes précédents sont respectés: une première partie dédiée à ses "vacances" chez les Dursley puis son voyage jusqu'au Sqaure Grimaurd, une deuxième partie consacrée à Poudlard, les B.U.S.E, et les péripéties qui arrivent en cascade et enfin une dernière partie qui voit le retour de Voldemort, comme si celui-ci était cantonné à ne se révéler qu'au mois de Juin de chaque année. Je dois reconnaître que le dénouement est haletant, l'action peine à se mettre en place mais les événements s'accélèrent à partir de la moitié du livre. Il m'a été difficile de reposer le livre lorsque j'en étais aux derniers chapitres.

Malgré cette lecture en demi-teinte, je ne peux pas lui octroyer une note inférieure à 4 fleurs car ça reste du Harry Potter, tout de même!

D'un coup d'oeil, les plus, les moins.

+ Les derniers chapitres tout en suspense

- La longueur du livre qui m'a parfois découragée.
- Le cadre de l'histoire qui devient beaucoup plus sombre.
- Les sentiments négatifs éprouvés tout au long de la lecture: colère, revanche, injustice...

Dernières infos.

Ce cinquième tome a été publié en 2003 et compte 1031 pages. Il a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 2007.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 33: un livre écrit par une femme. (18/80)
ABC 2017 - Lettre R (9/26)

mercredi 7 juin 2017

Throwback Thursady - Ce n'est pas ce que j'attendais...

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Ce n'est pas ce que j'attendais....

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Les chroniques d’Édimbourg
Alexander McCall Smith
Peut-être parce que je lis davantage ces derniers mois, il m'arrive assez régulièrement d'être déçue par mes lectures. Je n'avais donc que l'embarras du choix pour le thème d'aujourd'hui. J'ai décidé de vous parler des Chroniques Édimbourg dont j'attendais beaucoup et qui ne m'ont finalement pas enthousiasmée. Il y a quelques Throwback Thursday, je vous avais présenté les Chroniques de San Francisco que j'avais adorées. Eh bien, quand j'ai vu que la même chose avait été faite pour Édimbourg par un autre auteur, je me suis précipitée dessus. Eh bien, sur les 7 tomes, je devrais entamer le 3ème tome mais j'en repousse sans cesse la lecture...

Résumé: Les Chroniques d'Edimbourg sont une sorte de tableau vivant de la société écossaise. On y croise divers personnages, diverses familles dans leur quotidien. Les personnalités sont toutes différentes et hautes en couleur. La ville est témoin des destins qui s'entremêlent, des amours déçus, des malheurs et des réjouissances.

Mon avis: D'ordinaire, je suis friande de ce genre de fresque. J'aime bien lorsque qu'il y a plusieurs histoires en une et lorsque les chemins finissent par converger. Malheureusement, je me suis ennuyée au cours de ma lecture. Les descriptions sont fades, sans entrain, avec des détails plutôt inintéressants. Les pseudo twist ne sont finalement que des non-événements, posés là pour créer un semblant de rebondissement. A voir si je vais continuer dans ma lecture...

dimanche 4 juin 2017

Le voleur de brosses à dents - Églantine Eméyé

En résumé.

Samy va avoir 12 ans ce 5 Août 2017. 12 ans que sa maman se bat sans relâchement pour tenter d'offrir à son fils polyhandicapé le meilleur des bien-être. Victime d'un AVC alors qu'il n'était encore qu'un bébé, son cerveau est sans arrêt "court-circuité", comme le décrit si bien sa maman, et fait des crises d'épilepsie à répétition. Par ailleurs bien qu'aucun diagnostic n'ait été posé, il présente des troubles du spectre autistique. 12 ans pendant lesquels il se frappe, pleure, ne communique quasiment pas avec son entourage. 12 ans pendant lesquels sa maman ne dort plus, va de médecin en médecin, explore toutes les méthodes possibles et inimaginables pour essayer d'apporter un peu de soulagement à son fils. 12 ans pendant lesquels il a fallu intégrer de nouvelles terminologies dans son quotidien et côtoyer de près ce handicap qui détruit tout sur son passage. Ce sont ces combats que raconte Églantine Eméyé, célèbre journaliste et animatrice télé dans son livre.

Mon avis.

Il est très difficile d'écrire une chronique sur ce genre de témoignage. Si on peut trouver des points forts/des points faibles à une histoire toute romancée, il est périlleux de critiquer les mots de cette maman à fleur de peau. Ce serait comme revenir sur les choix qu'elle a faits pour son enfant et bien sûr, c'est impensable. Lorsqu'un tel événement ébranle toutes les fondations qu'on avait pris le soin de bâtir jusqu'alors, comment prendre les bonnes décisions ? Comment ne pas se sentir désemparée ?

Bien que je sois familière à tout ce qu'elle décrit dans son livre de part mon métier, j'ai été très émue par ce témoignage. Surtout par la première partie dans laquelle elle écrit sur ce petit bébé qui n'est pas comme les autres, qui est hypotonique (dans un premier temps), qui semble absent, qui bave... Les médecins lui disent que c'est normal, chaque bébé avance à sa façon. Mais elle est convaincue que rien ne va et peine à trouver une oreille pour l'écouter. Bien sûr, on est horrifiés (une fois de plus) par les absurdités administratives, par les discours des médecins et par le système de façon générale qui n'apporte que des réponses lentes et partielles à une maman qui est déjà épuisée, et ce n'est que le début. Viennent d'autres questions: alors qu'elle est enceinte, elle s'imagine toutes les choses qu'elle pourra offrir à ses deux fils, comment accepter toutes ces désillusions qui surviennent à la naissance ? Comment faire en sorte que le couple survive à toutes ces préoccupations et toutes ces absences ? Comment ne pas léser l'aîné qui lui aussi a besoin d'attention ? En tant que femme et potentiellement maman, je n'ai pas pu rester insensible à toutes ces questions, comment aurais-je réagi à sa place pour trouver toute cette force, tout ce courage pour aller de l'avant ?

Je suis restée admirative par tout le dynamisme qu'elle a su déployer. Elle ne dort pas la nuit et quand même, dans la journée, elle doit assumer les tournages, la mise en place de l'association Un pas pour la vie, les allers-retours à l'hôpital, le recrutement de divers professionnels qui vont l'aider au quotidien, les recherches sur Internet pour trouver des réponses à ses questions, les démarches administratives à réaliser. Moi qui suis fatiguée par un rien, je ne sais pas comment j'aurais pu tenir à sa place. J'ai aussi pensé à toutes ces familles qui ne sont pas issues du même milieu qu'elle, qui ne sont pas aussi entourées, qui n'ont pas les moyens de financer autant de professionnels, d'acheter autant de matériel et qui n'ont pas son réseau.

Le fond est déjà très émouvant, mais la forme y participe aussi. L'écriture est empreinte de douceur et de sensibilité. Elle emploie un ton de narratrice lorsqu'elle souhaite raconter aux lecteurs son combat mais s'adresse aussi à ses deux fils en ayant recours à la deuxième personne. On pénètre dans son intimité et on ne peut pas ne pas s'impliquer émotionnellement dans ce qui arrive à toute la famille. Le témoignage se lit vite, les chapitres ne font que deux ou trois pages et on a envie de connaître la suite, de savoir si Samy trouve un mieux, si sa maman parvient enfin à se reposer. J'ai aussi apprécié la philosophie qui se cache derrière l'écriture du livre: l'objectif n'est pas de faire pleurer dans les chaumières, en usant et abusant du pathos, l'objectif est plutôt de présenter le quotidien d'une famille touché par le polyhandicap aujourd'hui, en France, dans les années 2000.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Un témoignage extrêmement émouvant (sans verser dans le pathos).
+ Le style d'écriture tout doux
+ Les connaissances égrainées au fur et à mesure (mieux qu'un bouquin pour comprendre ce qu'est la méthode ABA, le packing).

- Impossible d'en donner.

Dernières infos.

Le voleur de brosses à dents a été publié en 2015 et compte 378 pages.

En quelques clics, vous trouverez plein d'émissions auxquelles a participé Églantine Eméyé.
Je vous laisse quand même quelques liens au cas où vous souhaiteriez en savoir plus:
* Son film, Mon fils, un si long combat disponible sur France 5 il y a encore quelques semaines (je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui).
* Débat ayant eu lieu suite à la diffusion du film sur cette même chaîne dans l'émission Le Monde d'en face toujours dans le même lien.
* Intervention d'Églantine Eméyé pour parler de son livre chez Ruquier dans On n'est pas couché.
* Encore une intervention sur le plateau de C à vous, toujours sur France 5.
* Encore une intervention pour présenter son livre dans le talk show Comment ça va bien.
* Le site d'Un pas pour la vie, l'association dont elle est présidente.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 21: un livre obtenu lors d'un Swap. C'est Coline du blog Notes from Coline qui me l'a envoyé lors du swap Livres et thés (17/80)
ABC 2017 - Lettre E (8/26)

jeudi 25 mai 2017

Throwback Thursday - Une maman exceptionnelle

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Une maman exceptionnelle.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:


Le voleur de brosses à dent
Eglantine Eméyé
A l'occasion de la Fête des Mères ayant lieu Dimanche, c'est un joli thème que nous propose Bettie aujourd'hui. Mon choix s'est très vite porté sur ce livre que j'ai lu tout récemment. Voici un témoignage bouleversant écrit par une maman soucieuse d'offrir à son enfant présentant des troubles du spectre autistique un quotidien digne de ce nom. Un récit qui pointe du doigt tout le courage nécessaire aux parents d'enfants handicapés pour s'en sortir.

En résumé: Samy n'a jamais été un bébé comme les autres et ne sera jamais un enfant comme les autres. Il aurait fait à la naissance une série de petits AVC qui provoqueraient des sortes de court-circuit dans son cerveau sous forme de crises d'épilepsie. J'emploie ici le conditionnel car cela a été présenté sous forme d'hypothèses lorsque la maman était en quête de réponses. Désormais, son comportement pourrait être affilié aux comportements typiques des enfants autistes mais aucun diagnostic n'a été posé. Le résultat est que Samy communique très peu, qu'il se frappe, qu'il ne dort pas la nuit. Un long combat pour sa maman qui ne cesse de partir à la recherche de solutions pour apaiser son fils.

Mon avis: Ce témoignage fut pour moi un coup de coeur. L'écriture est simple et pourtant si douce. On ne peut qu'avoir la gorge serrée par l'émotion au fil de la lecture et qu'admirer le courage et la force dont doit faire preuve Eglantine Eméyé au quotidien. Si le thème vous plaît, je vous encourage vraiment à y mettre le nez dedans!

Belle semaine!

dimanche 21 mai 2017

Agatha Raisin enquête: remède de cheval, tome 2 - M.C Beaton

En résumé.

Notre apprentie détective Agatha Raisin pensait enfin pouvoir se reposer dans son pimpant cottage de la campagne britannique après son enquête mouvementée suite au meurtre d'un des habitants du village. Eh bien... C'est encore raté! La voilà de retour de vacances, ayant une fois de plus échoué dans son entreprise de séduction de James Lacey, le charmant voisin. Il en fallait quand même plus pour déstabiliser notre quinquagénaire: non seulement un nouveau vétérinaire vient de s'installer à Carsely mais en plus il est très attirant, à tel point que toutes les habitantes se sont trouvées subitement un animal de compagnie pour aller faire du gringue au nouveau venu. Et Agatha n'est pas en reste. Seulement voilà, quelques temps après son arrivée, le bourreau des cœurs est retrouvé mort alors qu'il était en train d'opérer un cheval d'une propriété voisine. Meurtre? Accident? Une nouvelle aventure pour Agatha, cette fois-ci accompagnée de James Lacey...

Mon avis.

Il y a quelques semaines, j'avais été déçue par le première tome de la série des policiers de M.C Beaton. J'ai tout de même persévéré puisque mon amoureux m'a offert pour Noël les quatre premiers tomes, ceux qui sont édités en français. J'avais craqué sur eux à cause des couvertures que je trouve absolument sublimes. Mais aussi parce que ce projet d'associer humour et policier me plaisait bien. J'imaginais quelque chose de frais mais avec du suspense et de l'aventure.

Ce deuxième tome correspond davantage à mes attentes. Je trouve l'intrigue plus entraînante, plus vive, la preuve, je l'ai lu en deux jours car j'avais envie de connaître la suite. Les passages consacrés aux difficultés qu'Agatha éprouve pour s'intégrer dans son nouveau chez elle sont remplacés par des scènes d'action, des petites anecdotes qui font que l'on s'ennuie moins. L'enquête en elle-même a également plus de consistance et est mieux bâtie. Le suspense est présent alors qu'il était inexistant dans le premier opus. Ici, on peut se douter de l'assassin mais il y a des rebondissements, des conversations qui nous font dire "Et si finalement ?" Ce roman aux allures de feel good book respecte tout de même les codes du policier. Si je reste dans les points positifs, j'ai aussi apprécié la relation qu'elle noue avec son mignon voisin. Je ne vous dévoilerai rien ici mais je trouve que ça rajoute un petit quelque chose et ça se marie bien avec le reste de l'histoire.

Cependant, quelques points noirs demeurent (il semblerait qu'Agatha Raisin n'ait pas d'Eau Précieuse dans sa trousse de toilette). Cette petite vanne qui craint et que les moins de 25 ans ne pourront pas comprendre est une illustration du niveau d'humour qui parcourt le livre - quelque chose de pas très subtile. On sent bien que l'un des projets de l'auteur était de faire rire ses lecteurs. C'est tout à fait louable de sa part de penser à nous mais j'aurais préféré sur ce coup-là, garder mes larmes et mon désespoir. Certaines scènes sont là uniquement dans le but de faire rire, ce qui les rend superficielles et donc ça ne marche pas (à ceux et celles qui ont déjà lu le livre, je pense notamment à la scène des lavabos). Une autre scène où elle se fait avoir par l'un de ses anciens concurrents me vient également en tête. Il s'agit d'une scène qui dure à peine quelques pages et on ne comprend pas bien son intérêt puisqu'elle est balayée en début de livre et n'a pas grand rapport avec le reste de l'histoire - à part le lien entre cet homme et le vétérinaire question morale.

De façon générale, ces points noirs ont efficacement été évacués par l'Eau Précieuse puisque je ressors de ma lecture avec un sentiment plutôt positif et j'ai hâte de me plonger dans le troisième tome de la série, même si j'ai un peu peur que ça finisse par devenir redondant (ce ne sera donc pas pour tout de suite).

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Se rapproche des codes du policier
+ Une intrigue mêlant suspense, vivacité, sentiments, manipulation, tout pareil qu'un épisode des Feux de l'Amour

- Des scènes en plaqué humour ou en plaqué aventure dont l'intérêt est à approfondir (elles se rapprochent plus du vert de gris que du cuivre étincelant).

Dernières infos.

Ce deuxième tome date de 1993 pour la version originale et compte 266 pages.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:
Défi lecture 2017 - Consigne 17: un livre avec un chat sur la couverture (16/80)

samedi 13 mai 2017

Le crime de l'Orient-Express - Agatha Christie

En résumé.

Hercule Poirot, le détective que le talent a rendu célèbre vient d'achever sa mission en Syrie et compte bien passer quelques jours à Istanbul avant de reprendre la route. Mais les affaires le rattrapent et il doit d'urgence rejoindre Londres. Il peut in extremis monter à bord de l'Orient Express, train mythique qui traverse toute l'Europe jusqu'à Calais. Fait plutôt extraordinaire, la rame d'ordinaire vide pour la période hivernale est bondée. A peine ses passagers ont-ils traversé quelques villes qu'ils sont immobilisés à cause de grosses chutes de neige. Pour en rajouter à ce décor quelque peu angoissant, l'un des voyageurs est tué en pleine nuit. L'assassin est forcément dans le train, il n'en fallait pas plus à Hercule Poirot pour se mettre à ses trousses!

Mon avis.

Avec les Dix petits nègres ou Mort sur le Nil, voici un autre classique du genre policier! Je l'avais lu il y a quelques années mais j'en ai oublié l'intrigue au fil du temps. Je suis donc ravie de m'être replongée dans les réflexions de génie d'Hercule Poirot.

Il y a quelques mois, j'avais lu L'Homme au complet marron du même auteur et j'étais ressortie un peu déçue de ma lecture car je me suis sentie perdue au milieu de tous les personnages et de toutes les alliances qui s'étaient nouées entre eux. Cette expérience un peu frustrante m'a servi de leçon puisque cette fois-ci je me suis armée d'un calepin et d'un crayon et j'ai noté qui étaient les personnages. Car comme dans tout bon policier, la liste des suspects est longue et il est très facile de se noyer dans le flot de détails. C'est une initiative que j'ai prise au beau milieu du livre, je n'ai pas eu le courage de relire les premières pages et suis allée voir sur Internet la liste des personnages. Je me suis un peu spoilée car je suis tombée sur des éléments que je n'étais pas censée connaître à ce stade de l'histoire. Un peu dommage mais cela n'a pas empêché la surprise à la toute fin du livre.

Je trouve que le récit de l'enquête est extrêmement bien structuré, tout comme les pensées de Poirot. En effet, les témoignages des différents passagers sont bien séparés les uns des autres, une liste des identités/mobiles/alibis est dressée en milieu de lecture, les arguments sont présentés de façon claire, à tel point que je n'ai quasiment pas eu besoin de ma petite liste. C'est vraiment très appréciable de pouvoir compter sur cette architecture pour des lecteurs comme moi qui sont vite perdus et qui ont du mal à se représenter mentalement les personnages. En effet, je m'aperçois de plus en plus que je lis les descriptions qui accompagnent habituellement chaque personnage mais je ne prends pas le temps de construire leurs images dans ma tête (alors que j'ai une mémoire visuelle), ce qui fait que je finis par me mélanger les pinceaux entre tous ces noms derrière lesquels je ne mets pas de visages.

J'ai beaucoup apprécié l'intrigue en elle-même que je trouve claire, traitée avec intelligence, sans fioriture. Nous sommes vraiment sur du policier pur et dur, sur le déroulement d'une enquête de A jusqu'à Z. Poirot est érigé en héros, faisant de ses acolytes le Dr Costantine et Mr Bouc des petits joueurs, aux réflexions un peu bêtes et qui ne vont pas bien loin dans leurs analyses. Ils semblent être là plus pour donner la réplique à notre homme providentiel que pour l'aider dans la découverte du meurtrier. Cela ne m'a pas vraiment dérangé car le cœur de l'histoire n'est pas là mais je trouve que Poirot est vraiment un être hors du commun pour avoir des éclairs de génie aussi géniaux, si je puis me permettre... Sans transition, comme dirait l'autre, le suspense est présent jusqu'au bout, les faits sont bien menés pour nous conduire à suspecter l'un puis l'autre jusqu'à l'apothéose finale. J'ai pu lire sur Livraddict des commentaires de lecteurs/trices qui avaient rapidement deviné le dénouement. De mon côté, la surprise fut totale même si je m'étais spoliée l'information principale qui a conduit au meurtre.

J'opte pour un grand trois fleurs. J'ai bien apprécié ma lecture et je suis loin d'avoir été déçue mais finalement, je n'ai pas ressenti de grandes émotions, ce qui est un peu normal vu que ce n'est pas l'un des buts premiers du genre. En tout cas, je vous le conseille!

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ La structure très rigoureuse de l'enquête qui empêche le lecteur de se perdre dans les détails.
+ L'intrigue rondement menée.
+ Le suspense total jusqu'aux dernières pages.
+ Va à l'essentiel, se lit vite et ne s'encombre pas d'éléments superflus.

- L'omnipotence et l'omniscience de Poirot, parfois à l'extrême.

Dernières infos.

La publication de ce policier en version originale date de 1934 (pas très frais mais toujours chouette à lire) et compte 251 pages.

Nombreuses sont les adaptations de ce classique: en jeu vidéo, en bande dessinée, en film, téléfilm. Il y en a pour tous les goûts! D'ailleurs, d'après mon petit doigt, une énième adaptation cinématographique sortirait en Novembre de cette année.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges: 
Défi lecture 2017 - Consigne 50: un livre dont le film sort en 2017 (15/80)

mercredi 10 mai 2017

Throwback Thursday - Ce livre que j'aurais voulu écrire

Bonjour à tous !


Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Ce livre que j'aurais voulu écrire.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:


Mathias Malzieu
Ce Jeudi, je reviens avec le livre que j'aime très certainement le plus. Je rêve d'avoir la plume, l'originalité et la poésie de Mathias Malzieu pour pouvoir aussi bien décrire ce qui nous bouleverse tous. Pour moi, ce gars est un pur génie, un artiste avec un grand A, un scientifique des émotions et un musicien des phrases. Je rêverais de pouvoir transformer ma sensibilité en des romans aussi bien fouillés et intelligents que les siens.

En résumé: Jack est né en plein hiver, son cœur se brise tellement il est gelé, peut-être est-ce dû au manque d'amour de sa mère qui avait déjà prévu de l'abandonner, faute de moyens pour le faire vivre. Il est recueilli par Madeleine, une chirurgienne des cœurs brisés, perchée en haut de sa colline. Elle remplace son petit cœur par une horloge. Mais attention, trop d'amour pourrait enrayer le mécanisme et tout briser... Pour ses dix ans, alors qu'il met enfin les pieds dans le centre d'Edimbourg, il tombe sur Miss Acacia, une jolie petite chanteuse un peu maladroite. Je vous laisse deviner la suite...

Mon avis: Je me suis déjà suffisamment épanchée sur le talent de Mathias Malzieu. Alors je rajouterais juste que l'intrigue est portée par un charme et une magie tout particuliers, que la fin est loin d'être téléphonée et qu'on ne peut être que bouleversé par un tel joyau...

samedi 6 mai 2017

Ecoute mes lèvres - Jana Novotny Hunter

En résumé.

A la suite d'une méningite, Cathy devient sourde alors qu'elle n'a que cinq ans. Pour elle qui a entendu jusqu'alors, le choc est violent. Elle doit tout réapprendre: la relation à ses parents et surtout la communication avec les entendants mais aussi avec ses pairs. La jeune fille intègre la Cité des sourds, un établissement scolaire accueillant uniquement des jeunes sourds. Une guerre féroce s'y livre entre le clan des sourds oralistes qui pratiquent la lecture labiale et les sourds signants. Cathy qui s'exprime en langue des signes se sent perdue. Elle n'a pas envie de choisir son clan, surtout à un an de son entrée à l'université et de sa cohabitation forcée avec des entendants. Sa volonté de mettre fin à ces disputes infernales atteint son paroxysme lorsqu'elle propose comme sujet de débat pour la fin de sa terminale "Les sourds doivent s'intégrer dans le monde des entendants". Elle se met à dos tous les autres élèves, à commencer par sa meilleure amie. Et ce n'est pas son idylle avec un jeune oraliste qui va apaiser les choses...

Mon avis.

Le sujet de ce livre jeunesse m'intéressait tout particulièrement puisque je travaille au quotidien avec de jeunes sourds. Étant donc déjà sensibilisée aux questions que se posent les sourds et les familles sourdes et/ou ayant un enfant sourd (culture sourde, choix du mode de communication, scolarité), j'étais curieuse de voir comment le sujet était traité aux Etats-Unis (puisque la Cité des Sourds se situe en Californie).

Les différents thèmes sont habilement abordés et illustrés. Il ne faut pas oublier que le livre est avant tout destiné à un lectorat d'adolescents. Les faits sont donc expliqués très simplement et je trouve que c'est un beau projet que celui de sensibiliser des jeunes à ces questions-là. Il faut reconnaître que si on n'a pas un pied là dedans, de part son histoire personnelle ou de son milieu professionnel, il y a peu de chances pour que naturellement on s'intéresse aux questions que se posent les sourds. Quoi donc de plus efficace que de décrire une jeune adolescente avec les mêmes préoccupations (les premiers amours, la popularité, l'amitié, les rivalités) que le/la lecteur (trice)? Cathy est encore toute jeune et donc bercée par des idéaux. Elle a ce côté revanchard des héroïnes des romans jeunesse qui veulent changer la face du monde et qui pensent qu'avec un peu d'amour, tout est réalisable. Ça fait du bien parfois de croiser ce genre de personnage qui ne s'interdit pas de mettre les pieds dans le plat, là où d'autres se l'interdiraient. Je pense notamment à sa volonté de lire sur les lèvres et de parvenir elle aussi à oraliser. Elle fait un peu figure d'exception puisque tous les autres signants s'interdisent d'envisager cette possibilité. D'ailleurs, sa réflexion autour de son entrée à l'université et la nécessité de pouvoir communiquer dans un milieu entendant est tout à fait intéressante et mâture pour une jeune fille de son âge. Elle pose aussi la question des moyens qui sont déployés à l'université et plus tard dans un univers entendant pour accueillir les personnes sourdes.

Habituellement, je lis très peu de littérature jeunesse. Cette lecture m'a rappelé pourquoi. Bien que je sois convaincue par la pertinence de l'histoire et des sujets évoqués, je suis restée sur ma faim quant au développement de l'histoire. Je trouve parfois que l'auteur passe un peu vite sur les détails et le tout manque de liant, de profondeur. Encore une fois, j'ai en tête la cible de ce genre de livre mais je pense que le tout aurait mérité une cinquantaine de pages supplémentaire. Le dénouement est bâclé et assez disproportionné par rapport au nombre de pages consacrées aux disputes. Il semble qu'un magicien est apparu, qu'il a claqué des doigts, que tout est terminé mais on ne sait pas trop comment on en est arrivés là. D'autre part, certaines petites histoires dans l'histoire principale sont un peu légères, un peu vite amenées et résolues. Néanmoins, je ne veux pas vous détourner de cette lecture, surtout si vous êtes adepte de littérature jeunesse. Ces quelques critiques sont très certainement liées au fait que je lis rarement de ce genre.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ La pertinence des thèmes abordés.
+ La volonté de sensibiliser les jeunes au quotidien des sourds.
+ L'idéalisme de Cathy lorsqu'elle souhaite mettre fin aux guerres internes de la Cité des sourds.

- L'idéalisme de Cathy lorsqu'il verse dans la naïveté et le mielleux.
- Le manque de profondeur et de développement de certains faits.
- Le dénouement rapide et un peu bâclé.

Dernières infos.

Écoute mes lèvres a été publié en 2002 pour la version originale et compte 190 pages.

Ma note.
Challenges.

Cette lecture me permet d'avancer dans ces challenges:
Défi lecture 2017 - Consigne 12: un livre ado (young adult) (14/80)

lundi 1 mai 2017

C'est le premier, je balance tout - Avril 2017

Bonjour à tous!

J'ai découvert en début d'année, grâce à Virginie du blog Pluie de mots un tout nouveau rendez-vous sur la blogosphère, le C'est le 1er, je balance tout! Ce concept a été lancé par Lupiot du blog Allez vous faire lire. J'en suis très vite tombée amoureuse car j'en avais un peu assez de mes Bilans du mois qui n'étaient finalement qu'une énumération de mes lectures, sans grand intérêt. Ce rendez-vous vient rythmer les fins de mois et surtout il nous permet de découvrir plein de jolies lectures mais aussi plein de balades sur la toile, avec ou sans lien avec les livres, et ça, j'adore! 

Les règles sont très simples puisqu'il s'agit de retracer le mois écoulé au travers de quatre catégories que voici:
1. Le top et flop du mois dernier
2. Une chronique d'ailleurs
3. Un lien que nous avons adoré le mois dernier (hors chronique littéraire)
4. Une petite fierté 
Sans plus tarder commençons avec le top et flop du mois dernier.

Il faut que je vous avoue que je suis très fière de moi ce mois-ci car j'ai lu pas moins de 7 livres, ce qui est un record absolu si je regarde mes statistiques! D'habitude je tourne plutôt autour des 4/5. Bien sûr, les vacances sont passées par là et m'ont enfin offert du temps pour lire (sans m'endormir au bout de trois pages car je suis trop fatiguée par ma journée).
En plus d'avoir explosé mon dernier record, j'ai eu deux grands coups de cœur - le premier pour Harry Potter et la Coupe de Feu. J'avais déjà lu ce quatrième tome il y a quelques années mais j'ai vraiment apprécié ma relecture et je suis heureuse d'avoir redécouvert plein de détails qui m'ont faite une fois de plus voyager dans l'univers magique de notre héros à la cicatrice légendaire. En fin de mois, j'ai complétement été retournée par Le voleur de brosses à dents - le témoignage d’Églantine Eméyé, une jeune maman qui se bat pour son petit garçon polyhandicapé. J'ai eu la gorge serrée par les larmes pendant une bonne partie du livre et je suis toujours autant bouleversée, même quelques jours après avoir refermé le livre.

Je n'ai pas été déçue par mes autres lectures, loin de là. Néanmoins, les deux qui m'ont laissée un peu perplexe sont les deux petits livres d'Anna Gavalda, Je l'aimais et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. Un peu court, parfois un peu caricatural, trop vite oublié alors que pendant mes lectures, j'ai apprécié certains passages que j'ai trouvé émouvants, un chaud froid qui laisse une impression mitigée.

Continuons avec les chroniques vues d'ailleurs. Les nominés de ce mois-ci sont....

* Coline Nelson du blog Notes from Coline. Je voulais profiter de ce rendez-vous mensuel pour faire un petit clin d’œil à ma binôme du dernier swap que j'ai réalisé dont l'intitulé était Livres et Thé. Ce fut une très belle rencontre, remplie d'émotions et de coïncidences et j''aimerais aujourd'hui vous encourager à aller lui rendre visite sur son blog. Vous y trouverez des chroniques de livres aux genres divers (contemporain, livres jeunesse), des billets d'humeur ainsi que des réponses à des TAG, le tout égrainé de très jolies photos puisque c'est un des nombreux centres d'intérêt de Coline. J'ai particulièrement aimé sa chronique de l'un de ses coups de cœur, N'oublie pas que je t'aime de Jerôme-Arnaud Wagner. Elle m'a donné très envie de le lire!

* Marion et Victoire du blog Romanesquement vôtre. Je suis tombée sur leur blog il y a quelques jours et j'ai vraiment aimé le style épuré. Les deux amis proposent tout plein de chroniques diverses et variées mais le tout n'est pas surchargé et est agencé avec goût. Ce que j'ai également apprécié est la multiplicité des lectures: on y trouve du classique, du contemporain, du jeunesse, du fantasy et j'aime beaucoup quand tous les styles sont présents, moi-même furetant à droite à gauche. Leurs réponses au Tea Book Tag m'ont donné envie d'y répondre à mon tour (prochainement à venir sur le blog!)

Je vous ai présenté la liste des nominées, à vous de déterminer la ou les gagnante(s)! Enchaînons désormais avec les liens vers une chaîne Youtube que j'ai découverte ce mois-ci et un blog que je connais depuis un moment et que j'aime tout particulièrement.

* En fait, je connaissais déjà cette chaîne, Draw my economy, mais naïvement et parce que le titre est en Anglais, je pensais que son contenu était également en Anglais. Ce mois-ci, j'ai découvert que je me trompais et j'en suis ravie. L'auteur de ces vidéos en proposent sur des thèmes très différents, explorant un jour un courant de pensée économique, le lendemain un célèbre économiste, un autre jour un sujet d'actualité. Je trouve que le tout et plutôt bien vulgarisé et c'est accessible pour toute personne qui s'intéresse à ces sujets-là.

* J'ai déjà eu l'occasion de chroniquer à deux reprises sur ce blog des écrits de Fabrice Nicolino, journaliste chez Charlie Hebdo (entre autres). Aujourd'hui, je tiens à vous parler de son blog Planète sans visa dans lequel il traite de sujets éminemment importants et urgents à traiter: la disparition des écosystèmes, l'invasion des produits chimiques dans nos modes de consommation, le rôle des industries et de la politique dans ce carnage écologique et j'en passe et des meilleures. Vraiment, je vous encourage à y faire un saut et à vous intéresser à ces questions qui nous concerne tous.

Terminons désormais avec la minute fierté et réhaussement d'un ego en perte de vitesse!

Ce mois-ci n'a pas été l'occasion de grande réussite, plutôt de repos dans ma campagne natale, allongée sur un transat, profitant des premiers rayons de soleil, avec de la lecture entre les mains. Après réflexion, là où je suis fière est que j'ai réussi à ne pas trop craquer à Pâques - c'est-à-dire que je suis parvenue à me retenir sur ma consommation de chocolat. J'ai de ce fait évité la crise de foie habituelle et si ça, si c'est pas génial...
Image provenant de Freepik

Je vous souhaite un excellent mois de Mai!